Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

N'enterrez pas trop rapidement l'écrivain hongrois Imre Kertesz

Clément Solym - 20.11.2012

Edition - International - Imre Kervétsz - Nobel de littérature - arrêter d'écrire


La semaine passée, le Nobel de littérature 2002 avait une double actualité. D'un côté, il annonçait que ses archives personnelles seraient désormais conservées à l'Académie des Arts de Berlin. De l'autre, il décidait d'arrêter d'écrire, en ayant fini avec l'Holocauste, son sujet de prédilection depuis le premier de ses quinze livres.

 

« Je ne veux plus chercher à écrire. Le travail que représente cette relation entre l'Holocauste et moi est terminé », assurait Imre Kertész, dans un entretien

 

 

 

 

Cependant, son éditeur américain, Melville House, a été quelque peu intrigué de cette décision et des propos lus dans la presse. Dans un email, l'auteur explique d'ailleurs à son éditeur, qui l'imagine volontiers avec un sourire espiègle, que « les rumeurs sont allées un peu vite ». 

 

Revenant sur les propos rapportés par Der Spiegel, et repris par un quotidien hongrois, Imre Kertész explique qu'en dépit de sa maladie, il a fait une apparition publique, littéralement ovationné par la foule. C'était à l'occasion d'un vernissage réunissant des personnalités allemandes pour l'inauguration d'une expo qui lui est consacrée.

 

Mais l'auteur profite aussi de l'occasion pour assurer à son éditeur anglais qu'il continue bien d'écrire. « Naturellement, je vais essayer d'écrire aussi longtemps que je le pourrais », estimant que, pendant le temps qu'il lui reste à vivre, il doit mettre à profit « ce don spécial du destin ».

 

La semaine passée, le romancier Philip Roth avait annoncé pour sa part qu'il arrêtait d'écrire, pour de bon. Probablement