Nantes : ouvrir les bibliothèques le dimanche, avec une vraie rémunération

Nicolas Gary - 31.03.2018

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Les bibliothèques de Nantes suivent le mouvement d’un rejet du travail dominical, dans les conditions que propose la municipalité. Rappelant qu’il ne s’agit pas d’une journée de travail ordinaire, l’intersyndicale de la ville (CGT, CFDT, CFTC, FO, UNSA) en appelle au soutien des habitants. Et ce, alors qu’un nouveau débrayage est prévu ce 31 mars.

 

Médiathèque Floresca Guépin, Nantes
Médiathèque Floresca Guépin, Nantes - Bruno Vanbesien, CC BY NC 2.0
 

 

La semaine, passée, les huit établissements de la ville, qui compte quatre médiathèques, décidaient d’un débrayage pour protester contre le travail le dimanche. En soi n’était pas remis en cause le fait même de travailler, mais les conditions dans lesquelles la municipalité entend instaurer l’activité.

 

Valérie Pacaud, de la CGT, insistait en effet sur la nécessité d’une hausse du taux horaire pour cette journée, soulignant qu’« à Rennes ou Brest, par exemple, les agents des bibliothèques ont droit à 200 % de récupération horaire, après chaque dimanche travaillé ». Or, la mairie de Nantes ne proposerait que 4,70 € de majoritation. 

 

N’ayant manifestement pas été plus entendue au cours de la semaine passée, l’intersyndicale appuie son mouvement par une pétition demandant « une rémunération et des compensations à la hauteur des contraintes » qu’impose le travail le dimanche. « Il serait profondément injuste d’obliger des agents à travailler le dimanche et à désorganiser leur vie personnelle et familiale sans véritables contreparties. »

 

Le mouvement de grève avait débuté le 19 mars, et se prolonge avec ce nouveau débrayage. Et le mouvement initié par l’intersyndicale devrait se poursuivre jusqu’au 20 avril.
 

Nantes, empressée ?

 

La ville de Nantes entend en effet introduire dès le mois de septembre prochain l’élargissement des horaires d’ouvertures des bibliothèques. Une obstination à vouloir imposer cette mesure, par un passage en force, que ne comprennent pas les syndicats. 

 

La France Insoumise insistait même sur le fait que cette démarche appliquait « sans l’avouer une décision issue du gouvernement Macron ». De ce fait, « la majorité municipale est décidée à faire sauter le repos dominical, au nom de ce que la modernité et la démocratie imposeraient ».

 

Bibliothèques : que dit le rapport Orsenna
sur les horaires d’ouverture ?

 

De leur côté, les syndicats insistent sur la nécessité d’une reconnaissance pécuniaire qui soit calquée sur les nouvelles sujétions que veut la mairie. 

 

« L’allongement des journées de travail (les mardis jusqu’à 20 h à la Médiathèque Jacques Demy, les samedis jusqu’à 18 h sur les quartiers et 19 h au centre-ville) et les nouveaux emplois du temps de travail proposés par la collectivité accentuent encore davantage les difficultés rencontrées par les agents en termes d’organisation du temps de travail en imposant moins de souplesse sur les bornes horaires et la pose des congés », indique la pétition.

 

La pétition peut être retrouvée à cette adresse.
 




Commentaires

Moi, je ne veux PAS travailler le dimanche et ce n'est pas une question de rétribution. Le dimanche c'est sacré depuis la Monarchie.

Maintenant s'il y a des volontaires qui veulent travailler le dimanche, voire même la nuit ou les jours fériés, c'est leur choix,pas le mien (et de beaucoup d'autres....)

CQFD

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