Naomi Shihab Nye : ". Écrire est une réponse à la lecture"

Louis Mallié - 11.04.2014

Edition - International - Naomi Shihab Nye - Poésie - Entretien


À l'occasion du mois de la poésie, le site mediabistro interroge un ou une poète par semaine. Celle-ci ce fut donc au tour de Naomi Shihab Nye de se prêter au jeu. Née d'un père palestinien et d'une mère américaine, elle vit à San Antonio au Texas. Commencée très tôt, son oeuvre a été récompensée de nombreux prix.

 

 

 

 

Naomi Shihab Nye a commencé à écrire extrêmement jeune. Dès l'âge de sept ans, elle envoie des textes à des revues littéraires. Très vite, sa détermination s'avère récompensée : « Au Texas, où j'allais à l'école, un éditeur avait lu mes poèmes dans un magazine régional, et m'avait encouragé à en écrire suffisamment pour faire un petit livre. C'est finalement le second qui le fut véritablement, et ma devise est devenue “Chaque chose en amène une autre ».

 

Quand on lui demande si l'ère numérique a influencé son travail dans les dernières années, elle insiste surtout sur le nouveau rapport avec le lecteur qu'il permet. « Interagir avec les lecteurs est désormais plus rapide, cela ne fait aucun doute », se réjouit-elle. Pour autant, « j'apprécie encore beaucoup d'écrire des lettres ».

 

Quoi qu'il en soit, l'auteure, conformément à la tradition n'a pas manqué de dispenser quelques conseils sur son art. Tout d'abord, en matière de lecture de poésie : « Lisez lentement, et plusieurs fois, surtout si vous aimez le poème. Trouvez des gens qui apprécient votre lecture, et entraînez-vous. »

 

Puis - naturellement - à propos de l'écriture même, que celle-ci voit comme « une réponse à la lecture. Laissez les textes amener en vous les thèmes sur lesquels vous voulez écrire, le style dans lequel vous voulez écrire ». Et d'insister : « Lisez, lisez, et lisez encore ».

 

Son prochain livre, The Turtle of Oman , un roman jeunesse, sortira dans le courant de cette année chez Greenwillow/HarperCollins. Il racontera l'histoire d'un jeune homme nommé Aref, qui craint de quitter sa ville natale, à Oman. « Enfant, j'aimais l'idée que Naomi, faisait “I Moan“ à l'envers, mais aussi qu'en mélangeant les lettres on arrivait à Omani. J'avais déjà envie de visiter ce pays avant même de travailler sur ce roman ».

 

Ses ouvrages n'ont pas encore été traduits en français.