Nicholas Sparks accusé de racisme, d'antisémitisme et d'homophobie

Julien Helmlinger - 06.10.2014

Edition - Justice - Nicholas Sparks - Plainte - Justice - Racisme - Homophobie


A New Bern, Caroline du Nord, l'écrivain Nicholas Sparks a fondé en 2006 la Epiphany School of Global Studies. Un ancien directeur de l'école l'attaque désormais en justice pour pratiques discriminatoires, notamment pour avoir approuvé un « homo-causte » entre élèves, et pour « mépris » des Afro-américains. Le plaignant, Saul Hillel Benjamin, dans sa déclaration de 47 pages, soutient ainsi que la « meilleure fiction » de l'auteur aurait été de faire croire qu'il était un partisan de la diversité et de son inclusion. L'accusé dément.

 

 

Crédits : Epiphany School of Global Studies 

 

 

Sur son site web, l'école fondée par Sparks se présente comme guidée par des valeurs issues de la tradition judéo-chrétienne, tout en se targuant d'accueillir indifféremment des élèves issus de non moins de 20 confessions, ainsi que des agnostiques et des athées. Mais l'ancien directeur Saul Benjamin, impute quant à lui des opinions « ignobles et indignes » à son célèbre fondateur, qui auraient conduit l'écrivain à diffamer et humilier l'enseignant.

 

Sa plainte, déposée jeudi 2 octobre à la cour du District Est de Caroline du Nord, expose : « En réalité, la version non-fiction du défendeur Sparks se sent libre, loin de la vue du public, de professer et de soutenir des vues vulgaires et discriminatoires sur les individus Afro-américains, les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT), et les individus de religions non-chrétiennes. »

 

L'ancien directeur de l'établissement soutient par ailleurs que Nicholas Sparks lui aurait diagnostiqué la maladie d'Alzheimer dans le but de nuire à sa réputation dans la communauté de New Bern, Caroline du Nord, où se trouve basée l'Epiphany School of Global Studies. Il aurait également enfermé Saul Benjamin des heures durant dans une pièce pendant que se serait tenue une réunion visant à lui retirer « illégalement » ses fonctions au sein de l'école et de la Fondation Nicholas Sparks.

 

Le plaignant est d'origine juive et serait déosrmais affilié aux Quakers. Il soutient qu'il s'est attiré les foudres de Nicholas Sparks et des membres du conseil d'administration de l'école, en faisant des efforts pour favoriser la diversité au sein de l'établissement. Sa plainte vise en outre la Fondation Nicholas Sparks, l'école et trois membres du conseil d'administration : Missy Blackerby, Tracy Lorentzen et Ken Gray.

 

Depuis, l'avocat de l'écrivain qui s'occupe de ses affaires de divertissement, Scott Schwimer, a décrit ces accusations comme étant « complètement ridicule et offensive », en soutenant que lui-même se trouve être gay et juif, ce qui ne l'aura pas empêché de représenter son client pendant 20 ans. Au cours de la présente affaire Sparks sera représenté par une autre avocate, Theresa Sprain qui promet de défendre vigoureusement l'accusé.