Nicolas Demorand sur France 2 : les négociations sont closes

Clément Solym - 26.06.2008

Edition - Société - Nicolas - Demorand - France2


Dans une interview, le présentateur du 7/10 sur France Inter Nicolas Demorand tente d'éclaircir la situation. Depuis les premières rumeurs qui ont fait cas de son passage à France 2 jusqu'à ses prétentions salariales exorbitantes, Nicolas débroussaillait la situation marid dernier.

« D'abord, je n'ai jamais parlé d'argent avec qui que ce soit à France Télévisions », tient-il à recadrer. Car après le « procès en nomination politique » qu'on lui a tenu, voici donc venir « le procès en vénalité », qu'il trouve « ignomineux ». Selon lui, les seules négociations qui ont eu cours portent sur « la périodicité de l'émission ». Quant au fait qu'il doive sa nomination à une rencontre avec un conseiller de Nicolas Sarkozy, « j'ai démenti fermement, je n'ai jamais mis les pieds à l'Élysée ! ».

Tout entendu ou presque

On a également parlé d'une émission au coût pharamineux. Mais là, Nicolas a fait appel à un avocat, avouant n'avoir « jamais négocié un contrat de [sa] vie, ne connaissant ni les us ni les coutumes du monde de la télévision ». Ainsi, un avocat a géré « toute l'intendance ».

Puis il y eut la rencontre avec Serge Moati, que l'on a annoncé comme le producteur de l'émission ; « une conversation cordiale et chaleureuse » a porté sur sa rémunération. Mais la réalité est presque fictionnelle : « Les chiffres réellement évoqués sont de huit à dix fois inférieurs à ceux qui circulent. » Des rumeurs bien pâteuses qui circulaient donc, d'autant que depuis, pas de rencontre avec M. Moati.

« Je me lève à 3 heures du matin depuis sept ans
parce que ça me plaît
et que je crois aux valeurs du service public. »

Nicolas Demorand

Mais alors quid de l'émission culturelle ? Nicolas l'ignore. Comme tous, il a lu dans la presse que « les négociations étaient rompues », puis entendu Patrice Duhamel affirmer qu'il « arrivait sur France 2 »... La vérité ? Bof, personne ne sait. La seule chose qui compte pour Nicolas c'est de « faire vivre une télévision culturelle, c'est- essentiel ».

Éh, Nicolas, c'est un slogan de radio concurrente, ça !

La fin de l'histoire, c'est un communiqué de France 2 qui la donne. « Au vu des récents développements entre France 2, Serge Moati et Nicolas Demorand, les trois parties ont décidé, d'un commun accord, de mettre un terme à cette réflexion et cette négociation entourant la création de ce rendez-vous bimensuel sur les phénomènes culturels. »