Nicolas Sarkozy et l'Europe en deux exemplaires

Clément Solym - 09.06.2008

Edition - Les maisons - Sarkozy - europe - engagement


Alors que la France s’apprête à occuper la présidence de l’Europe d’ici moins d’un moins, deux ouvrage auscultent le rapport du président à l’Union. Le premier sort aux éditions du moment, Un Européen très pressé, écrit par Jean-Dominique Giuliani pour qui Nicolas Sarkozy « n'hésite pas à bousculer les canons les mieux partagés de la diplomatie européenne ». Face à un homme qui « dérange et intrigue », l’auteur entend montrer un homme qui « entend peser sur l'avenir de l'Europe, dont il a une vision très politique ».

Durant les six mois d’occupation de la présidence européenne, qui offre une « occasion inespérée de faire bouger les lignes », M. Giuliani, prévoit que Nicolas « s'investisse totalement dans cet exercice ».

Dans Il faut cultiver notre jardin, Sylvie Goulard jaugera un peu plus le « retour de la France en Europe » que le président a annoncé. « Chacun, en Europe, reconnaît l'apport de Nicolas Sarkozy dans les négociations destinées à régler les conséquences du référendum négatif de 2005 » qui avait, en France, entraîné le rejet de la constitution européenne en son temps.

Néanmoins, suite à l’avènement de Nicolas Sarkozy au pouvoir « une série de messages contradictoires a été envoyée aux partenaires européens », estime l’auteure qui réclame une « clarification » quant à la politique européenne telle que M. Srkozy l’envisage.
Concernant l’économie, Sylvie Goulard considère que « la critique systématique de la Banque centrale, de la politique monétaire, de concurrence (...) la recherche éperdue de la protection sont d'abord révélatrices d'un malaise français. Sur cette voie, nous ne rallierons personne à nos vue ».