Nobel de littérature : des fuites, peut-être, mais pas pour l'argent

Clément Solym - 19.10.2011

Edition - Justice - Nobel de littérature - fuites - Tranströmer


Tout avait commencé avec un scénario classique : une information top secrète, attendue par le monde entier, mais surtout les éditeurs mondiaux du lauréat. Et puis, poum, un Suédois est nommé, Tomas Tranströmer devient Nobel de littérature. Fond de polémique et de favoritisme. Et tout retombe.


Jusqu'au second effet Kiss-Kool. Voilà que l'on soupçonne l'académie Nobel d'avoir fait fuité le nom, et qu'un site de bookmakers, preneur de paris, aurait découvert le pot aux roses. (voir notre actualitté

 

Un magistrat se décide à enquête, et voilà Alf Johannsson décidé à mettre son nez dans l'affaire.

C'est finalement Peter Englund, actuel secrétaire perpétuel de l'Académie qui l'annonce : Oui, il y a eu une fuite, elle est constatée et avérée. Mais on s'en fiche, tiens cousin, reprend du saumon mariné à l'aneth, et dis donc, refile moi la boutanche d'Aquavit.

 

Sic.

 

« Je veux d'abord souligner que l'Académi suédoise prend la confidentialité avec beaucoup de sérieux », annonce-t-il.

 

Mais voilà, le magistrat Alf a d'autres chats à fouetter, et comme les sommes possibles à gager son dérisoire, de l'ordre de 15.000 couronnes suédoises, on va justement aller fouetter des chats plutôt que de s'en occuper. Et si la cote de Tomas est passée de 13 contre 1 à 6 contre 1, eh bien oui, c'est parce qu'il y a eu une indiscrétion. Sauf que Peter ne croit pas à la fuite, justement parce que l'argent n'est pas un gros enjeu.

 

 

Argument fallacieux votre honneur : ce n'est pas parce que la cote faible augmente - du fait d'un original qui décide de mettre quelques centaines de dollars sur un poulain - que ledit original n'a pas eu un tuyau.

 

Mais bref, l'enquête préliminaire de la brigade anticorruption a classé l'affaire, estimant que la fuite n'avait pas eu pour motivation l'argent, alors tout va bien et l'on retourne à nos krisprolls