Noel Gallagher : lire des romans, "une putain de perte de temps"

Antoine Oury - 21.10.2013

Edition - International - Noel Gallagher - Oasis - GQ


Le mauvais garçon de Manchester et ancien du groupe de britpop Oasis, Noel Gallagher, s'était fait plus discret pour la nouvelle carrière qu'il entamait avec les High Flying Birds. Mais le magazine GQ a eu la (bonne ?) idée de le nommer icône de l'année, ce qui a réveillé les vieux instincts du chanteur. Dans une interview avec Danny Wallace, il livre ses vues sur l'écriture, et ce qu'il faut lire ou non.

 


Noel Gallagher @ Mexico City, April 10th, 2012

Noel Gallagher en concert à Mexico City, en 2012 (pacomexico, CC BY 2.0)

 

 

Quelque peu oublié par rapport aux années 1990, lorsque les chamailleries avec son frère faisaient la une des tabloïds britanniques, Gallagher a tout de même été nommé icône annuelle par GQ, qui en a profité pour lui demander ce qu'il lisait. « Seulement des livres documentaires. Je ne peux pas... Je veux dire, les romans ne sont qu'une putain de perte de temps », a lancé Gallagher, dans son langage toujours aussi fleuri.

 

« Je ne peux pas suspendre mes accroches à la réalité... Je finis toujours par penser "Putain, ça n'existe pas" », poursuit-il : effectivement, difficile de s'intéresser à la bibliothèque, dans ce cas. Son truc, ce serait plutôt les documents politiques, façon The Kennedy Tapes, signé Ernest R. May, sur la crise de Cuba : « Je lisais ce truc à l'instant, me disant "Wow, ces mecs ont failli faire péter le monde entier, putain, c'est vraiment arrivé ».

 

S'échauffant de plus en plus, le chanteur finit par lancer sa diatribe : « Les gens qui écrivent, qui lisent et qui critiquent les livres se mettent toujours un peu au-dessus de nous, qui écrivons des petites chansons pathétiques pour vivre... Je ne comprends pas. Les libraires, les lecteurs, les écrivains, ceux qui ont des livres, qu'ils aillent se faire foutre. » Il a le mérite de ne pas faire de jaloux.