“Notre activité est très lourdement affectée” : Gallimard entre en activité partielle

Nicolas Gary - 24.03.2020

Edition - Les maisons - activité partielle - Gallimard édition diffusion - Madrigall groupe coronavirus


« Notre activité est très lourdement affectée, au même titre que beaucoup d’entreprises en France. » Le groupe Madrigall n’y va pas par quatre chemins. Dans un communiqué à l’attention de l’ensemble des collaborateurs, la structure évoque toutes les difficultés rencontrées, et plus encore le déploiement d’un dispositif d’activité partielle.

Gallimard
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

Pour le réassort, la baisse concerne plus de 90 % de l’activité, indique le groupe Madrigall, dont les filiales de distribution, SODIS et UD n’ont plus qu’une action minimale. La fermeture des librairies indépendantes a également entraîné des répercussions sur la diffusion, « presque à l’arrêt ». 
 
Selon l'éditeur, la mise en place d’une activité partielle s’imposait, pour s’assurer des ressources financières nécessaires et préparer le retour à la normale. 

Ce 23 mars, les secteurs éditorial, support commercial, web (Eden et marketing) et diffusion numérique, de même que l’informatique et les ressources humaines sont passés en mi-temps, avec maintien de la rémunération nette — sauf mi-temps non travaillé, qui sera pris en charge par le gouvernement.

En revanche, tous les autres pôles d’activité sont en suspension totale d’activité : cela va de la diffusion/distribution au marketing, la fabrication, la presse, les relations libraires, les cessions de droits (étrangers comme audiovisuels), partenariat ou encore livres audio, etc. « Ces salariés bénéficieront du régime d’indemnisation engagé par le gouvernement », indique le communiqué. 

Si la distribution est en suspens, la réception des livraisons issues des imprimeurs, de même que le traitement de commande de réassorts des clients seront toujours assurés. Il en va de même pour le pôle finance, qui poursuivra cependant un mi-temps, pour le paiement des fournisseurs et le suivi de la trésorerie. 
 
Les représentants interviendront également à mi-temps, « pour informer au mieux nos clients du dispositif mis en place, avant de suspendre leur activité dans deux jours ». Autrement dit, ce 24 mars.

Récemment, Antoine Gallimard avait demandé la création d’un groupe ad hoc au sein du Syndicat national de l’édition. Il souhaitait également un « plan de relance cohérent, réaliste et proportionné» pour l’ensemble de la filière, le groupe appelle « à un renforcement immédiat de la concertation entre éditeurs, diffuseurs, distributeurs, libraires, enseignes et pouvoirs publics ».


Commentaires
"mi-temps non travaillé, qui sera pris en charge par le gouvernement."

Moui. Plutôt par l'État...
Ne laissons pas mourir l'édition !! Elle est très fragile. Il faut impérativement reprendre des réseaux de distribution avec les protections sanitaires nécessaires et adopter le télétravail qui est totalement interrompu pour certaines maisons.
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