“Nous avons vieilli avec nos clients” : Gibert Joseph “doit évoluer”

Nicolas Gary - 05.06.2020

Edition - Librairies - Gibert Joseph librairies - marché livre librairie - crise sanitaire économie


Les salariés du groupe Gibert ont pu assister à la mise en liquidation de trois librairies sur les 31 établissements. Deux d’entre eux ont obtenu un sursis, mais pour la troisième, à Aubergenville, fin de partie. La direction vient d’adresser un message interne qui réalise un point d’étape.


 

Pour Clermont-Ferrand, deux mois, pour Chalon-sur-Saône, un mois. Voici les verdicts prononcés par les tribunaux de commerce respectifs. Mais Olivier Pounit-Gibert, directeur général, et Marc Bittoré, président, éprouvent le besoin d’un complément d’information. 

« Vous le savez, Gibert doit évoluer », indiquent-ils, pointant que « le scolaire n’est plus porteur, la musique et la vidéo sont attaquées ». La taille « de nos magasins est remise en cause, nos parts de marché jadis conséquentes diminuent ». En somme : « Nous avons vieilli avec nos clients », et la concurrence contraints à accélérer les mutations. 
 
Or, la diversité des établissements Gibert à travers la France ne permet pas d’approche globale. Et amorcer un changement implique « de faire émerger de nouveaux métiers et de nouvelles pratiques ». Avec l’obligation d’une organisation revue, et des services repensés, « pour renforcer l’accompagnement apporté à nos magasins ». 

Concrètement, les directions de l’exploitation, de la logistique, du marketing et de la direction commerciale se sont vu attribuer de nouvelles missions. De même, Gibert s’est doté d’une direction marketing et communication. Et d’autres sont à venir.

Pour ce qui est de la réouverture des librairies, « les budgets ont commencé à être redéfinis », afin que l’approvisionnement reprenne. « Sur ce point, les restrictions imposées sont un principe de gestion appliqué de façon générale dans tous les commerces dont les stocks ont dormi pendant deux mois et qu’il faut aujourd’hui payer aux fournisseurs alors qu’il n’y a eu aucune rentrée financière pour le faire », expliquent les dirigeants.
 
Incertitude et reprise lente obligent à la prudence « pour reconstituer la trésorerie qui doit être notre boussole pour les mois à venir ». Dans cette perspective, le rachat en présentiel devrait rapidement être disponible.

« Vous êtes nos libraires, nos disquaires, nos papetiers, nos logisticiens, nos chauffeurs, nos comptables, nos chefs de rayon, nos directeurs, nos responsables de point de vente, vous êtes nos gestionnaires de paie, nos techniciens de surface, nos hôtes de caisses, nos acheteurs, notre personnel de sécurité », énumère le courrier.

Et la direction en appelle alors aux salariés, en première ligne devant les clients ou les fournisseurs : « Nous souhaitons que vous partagiez vos points de vue, que vous nous fassiez part de vos idées et de vos questionnements à travers ces canaux qui existent entre nous tous. »


photo : Gibert Joseph Clermont-Ferrand - ActuaLitté CC BY SA 2.0


Dossier -  Liquidation, prudence, salariés : les librairies Gibert Joseph en question


Commentaires
J'adore faire le plein de culture chez Gibert, hélas, étant client depuis 10 ans, j'ai appris à me débrouiller seul. Les vendeurs ne sont pas aimable, et vous renvoi d'où vous venez sans prendre le temps de vous calculer. Vous êtes vendeur ou videur ? Maintenant je connais les rayons par coeur et c'est moi qui conseille les clients...en tant que client ! Je prends plaisir à vendre des films à des passionnés de cinéma qui ne demande qu'à être guidé et conseillé. Avant de faire de la publicité pour attirer de nouveaux clients, (Gibert est constamment bondé, et on se bouscule dans les rayons étroits), il faudrait simplement conseiller les clients avec professionnalisme, intérêt, et surtout passion. Je rêverai de passer mes journées à vendre de la culture aux clients si ce n'était pas payé au smic. La passion est importante, elle est contagieuse, et devinez quoi, elle est plus vendeuse que n'importe qu'elle marketing.
Peut-être plus vrai chez les disquaires et vendeurs films mais en librairie ya des bons conseils et des gens qui connaissent bien les livres et d’en plein de styles different.
Au magasin de Paris 18, les vendeurs (en tout cas ceux des rayons des livres, au sous-sol, où je vais 1 fois par mois depuis quelques années, sont souvent occupés et pas forcément disponibles immédiatement, mais ils restent sympathiques et serviables.

En revanche, mon expérience est différente les rares fois où je vais au magasin de Saint-Michel : il est très fréquenté, les vendeurs ont l'air débordés et cela s'en ressent sur leur accueil et leur disponibilité
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