"Nous invitons la CGT à participer aux négociations" (SLF)

Antoine Oury - 26.03.2014

Edition - Librairies - FILPAC-CGT - Syndicat de la Librairie française - librairie


Un tract distribué lors de la journée professionnelle du Salon du Livre de Paris, signé par la FILPAC-CGT, proposait plusieurs mesures pour défendre les métiers de la filière du livre, avec un accent particulier mis sur les auteurs, les imprimeurs et les libraires. Ces derniers, assurait la brochure, ne seraient pas suffisamment défendus par le Syndicat de la Librairie française (SLF).

 


Matthieu de Montchalin, Vincent Montagne et Alain Kouck - Salon du Livre 2014

Matthieu de Montchalin (SLF), Vincent Montagne (SNE) et Alain Kouck (Editis), au Salon du Livre de Paris 2014 (ActuaLitté, CC BY-SA 2.0)

 

 

En préambule, Guillaume Husson, délégué général du Syndicat de la Librairie française, tient à le souligner : « Beaucoup d'éléments nous semblent tout à fait intéressants dans ce tract, notamment le renforcement de la loi pour le prix unique du livre, l'exonération des taxes ou encore la meilleure répartition des revenus dans la chaîne du livre », souligne-t-il, contacté par ActuaLitté.

 

Toutefois, le délégué général tient à le souligner : « Nous menons un dialogue social avec d'autres organisations syndicales, la CFTC, la CFDT, Force Ouvrière, ainsi que deux branches de la CGC. Et il serait profitable que la CGT participe elle aussi aux négociations. Ce sont les syndicats que l'on voit le moins qui s'expriment le plus. »

 

Le tract de la FILPAC-CGT visait particulièrement le SLF sur un point : « Quant au secteur conventionnel de la « Librairie », la déqualification majeure entrepris[e] par le Syndicat de la Librairie Française en substituant le statut de libraire par celui de vendeur, n'est pas en reste dans le recul social entrepris par tous les acteurs économiques de la filière. »

 

Et le délégué général de rectifier : « Nous avons signé en 2011 une nouvelle convention collective, validée par tous les syndicats de salariés. » Celle-ci définissait notamment les différents postes à l'intérieur du métier de libraire : vendeur, chef de rayon, manager, directeur de magasin... Autant de niveaux de responsabilités et de compétences, mais en aucun cas une négation du métier de libraire, explique Guillaume Husson.

 

Par ailleurs, le SLF rappelle la création, en 2009, d'une branche spécifique à la librairie, alors que cette dernière était jusqu'à présent rattachée aux activités de la papeterie et de la bureautique. « Les négociations avaient alors été particulièrement ardues, car il ne faut pas oublier que la librairie est un des commerces les moins rentables de France », explique le délégué général, qui invite donc la CGT à siéger dans les négociations, dès à présent.