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Nouveau coup de baguette de Mitterrand sur la 'Fée Martine'

Clément Solym - 19.07.2011

Edition - Société - mitterrand - avignon - culture


Fort de sa première salve diffusée ce matin dans Libération, le ministre de la Culture s'est également offert un passage sur Europe 1 pour remettre les idées de Martine Aubry en place.

C'est que l'escalade au Budget de la Culture n'avait pas manqué de faire sourire. « On est à 2,7 milliards aujourd'hui. Il faut regarder la totalité : c'est 10,7 milliards, la culture : 7 milliards venant des collectivités locales, 2,7 de l'État. C'est à l'évidence totalement insuffisant et si on veut avoir une véritable politique d'État, il faut une augmentation de 30 à 50 % du budget de la culture », avait clamé Martine Aubry. (notre actualitté)

Elle s'était rapidement fait rabrouer par Mitterrand, Frank Riester - et ça, ça craint - mais également François Hollande...


Dans sa première vague, le ministre avait tout d'abord interrogé : « Dire qu'on va augmenter le budget [NdR : pour la Culture] de 30 à 50 % (...) ce n'est pas sérieux ». Et « sur quelles ressources ? Comment ».

Et dans le même élan, il avait fait la leçon : « La politique culturelle relève d'abord du soutien à la création, à l'idée de l'art, de la beauté et de leur mise à disposition à l'ensemble des citoyens. Après, se pose en effet le problème de la logistique et donc de l'argent disponible. »

Le second effet Kiss Cool

Mais voilà, Frédéric sent bien qu'il a le vent en poupe, et il fonce à la radio pour en rajouter une couche.

« C'est pas parce qu’on est à Avignon qu'il faut nous prendre pour les mules du pape, ou alors dans ce cas-là on risque un petit coup de sabot en retour, le mien notamment », assène-t-il à l'antenne de la radio. Et petit moment de flagellation, considérant que l'intervention de la candidate socialiste, c'est « la fée Martine qui arrive dans le festival d'Avignon » .

C'est que pour sa part, Frédéric Mitterrand est très « heureux d'être le ministre d'un gouvernement qui sanctuarise [son] budget et qui ne [l'] entraîne pas dans des réflexions déraisonnables ». Alors que, la voix de la raison soit incarnée par François Hollande, pour les socialistes, c'est normal...

Et Mitterrand d'assurer que pour sa part, il votera Sarkozy en 2012. Le Sarkozy qui dévore les Roujon-Macquart ou le lecteur passionné de Levi-Strauss ? (notre actualitté)