Nouveaux modes d'écriture, le numérique incite à expérimenter

Clément Solym - 07.11.2010

Edition - Société - creation - numérique - livres


Il est rare que l'on s'intéresse à autre chose qu'aux projections visant le nombre de tablettes ou le pourcentage de parts de marché de l'ebook, quand on prospecte dans le monde numérique. Pour une fois, l'étude dévoilée à Avignon fait mentir les précédentes.

En abordant la question créatrice, l'étude juge tout d'abord quelle sera la création... de valeur, tout bonnement parce que le « modèle de partage du dividende numérique reste à définir », en dépit de ce que croient (et pour quoi militent) les lobbyings. Passons rapidement sur les schémas déjà archiconnus de type Amazon ou AppStore, qui finissent par se calquer tous les uns sur les autres.

De nouvelles langues

Et venons-en à tout ce pan des « nouveaux modes d'écriture ». L'expérimentation n'a pas attendu les études pour débuter : des Publie.net prospecte, sans arpenter les sentiers les plus périlleux ni les plus audacieux de la forme numérique - pour ce qui est du fond(s ?) en revanche, pardon.


En revanche, l'étude montre combien les oeuvres, qu'elles soient hybrides ou mixées s'orientent dans tous les cas vers une création qui finira par rompre avec la linéarité du livre commun. « La juxtaposition de contenus et de sources aussi diverses crée une expérience de lecture nouvelle, mais pose clairement la question de la véracité et de la qualification de l’information », évoque l'étude en prenant le cas de Méméorandum.

Interaction et sociabilité

Les pans interactifs et sociaux sont également mis en avant, par les premières tentatives qui sont d'ores et déjà commercialisées. Que ce soient des créations qui impliquent le lecteur, ou plus globalement l'invitent à participer, dans la vraie vie ou simplement sur la toile, les essais ne manquent pas. Reste une assertion sans conteste possible : « Le numérique permet aujourd’hui l’expérimentation de nouveaux formats d’écriture. » On regrettera que l'étude croie cependant bon de citer MyBoox comme exemple de création de communauté, lorsque le site lui-même peine lourdement à se définir...

Dans tous les cas, qui évoquent la création, aborde nécessairement sa conservation et la « pérennité des oeuvres » ainsi générées. « Assurer le recensement et la préservation des écrits pour que le patrimoine universel reflète la diversité à l’ère numérique représente un nouveau défi pour les acteurs, privés comme publics. » Et pour cause ! Si d'un côté la numérisation des fonds de catalogue s'effectue à un rythme variable selon les établissements, c'est avant tout des oeuvres papier qui sont archivées.

Sauvegarder et préserver

La question de savoir comment - et quoi ! - numériser et sauvegarder de tout ce qui se crée aujourd'hui est un véritable enjeu. D'un côté technique, certes, mais surtout intellectuel : faut-il préserver les nouveautés de Grasset ou les expérimentations d'auteurs sur l'AppStore ? Et par extension, ActuaLitté ou LivresHebdo - l'historique ou l'innovation ? Les deux ? « Assurer le recensement et la préservation des écrits pour que le patrimoine universel reflète la diversité à l’ère numérique représente un nouveau défi pour les acteurs, privés comme publics. »

Des enjeux phénoménaux, finalement, qui pourraient se résoudre facilement, avec le temps, qui tranchera de lui-même ce qui devait rester, de ce qui n'était pas voué à demeurer...



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