Nouvelle donne : la diffusion numérique, pour contrer les abus

Clément Solym - 15.06.2009

Edition - Société - diffusion - numérique - livres


François Nonnenmacher a publié Blogueur d'entreprise : « De blog à oreille : lorsque clients, partenaires et concurrents sont occupés à converser directement, qui pourrait se payer le luxe de rester enfermé dans le monde de la communication institutionnelle et du marketing de masse ? Les blogs ont commencé à décoller en France il y a maintenant trois ans, il est temps de comprendre avec cet ouvrage quel est l'intérêt de transgresser en quelques lignes et quelques minutes les frontières géographiques et organisationnelles d'hier. »

Le livre est publié depuis le 5 janvier 2006, par les Éditions d'Organisation et pour ce livre, vendu 21 € TTC, François perçoit 1,20 €, soit 8 % de droits d'auteur. Pas assez ? Non, certes, mais ce n'est pas le sujet essentiel de son débat.

Non, la question est surtout de savoir si le public aujourd'hui souhaite encore payer une vingtaine d'euros pour un support DVD, par exemple, qui ne sera regardé qu'une ou deux fois, et peut-être prêté une ou deux autres. D'autant que « sur ces 20 €, quelle part revient aux créateurs de l'œuvre ? À moins de s'autoproduire, une part minime. »

De là, il ramène ces réflexions à sa propre expérience :

« Avec le recul, si je réédite l'expérience, je diffuserai un futur livre sous forme numérique, à mon compte, pour une somme largement inférieure à 10 € et une marge nettement supérieure à celle-ci. Je vois de plus en plus d'auteurs se lancer dans l'aventure, précisément parce qu'ils n'ont plus besoin, dans la chaîne de distribution de contenus, des acteurs qui ne vivent que de l'économie de la rareté et de son support physique : la distribution de biens matériels et le commerce de détail (pensez très fort à Universal et à la Fnac, et vous comprendrez pourquoi c'est Denis Olivennes qui a pondu HADOPI, avec Pascal Nègre en lobbying depuis les premiers jours de DADVSI) », explique-t-il sur Padawan Info.

Pour autant, le programme numérique n'est pas exclusif, car « de vrais éditeurs, ceux qui détectent, trient, peaufinent, aident les créateurs à s'améliorer et à se faire connaître, il y aura toujours besoin ».

Merci à Aldus