Nouvelle édition et traduction de l'Iliade, par Philipe Brunet

Clément Solym - 22.11.2010

Edition - Les maisons - iliade - homere - brunet


Ah l'Iliade... Chante, encore une fois, et vas-y fais péter l'accordéon, ô Muse... Et raconte-nous la colère d'Achille furax de s'être fait piquer sa prise de guerre... ce qui a forcément mis en boule le fils de Pelée et provoqué certes un retrait sous sa tente, mais surtout jeté un froid dans les rangs des Grecs aux belles jambières...

Encore que la plupart du temps, ce sont les Achéens qui ont de belles jambières... Ce qui est certain, c'est que la nouvelle traduction de Philippe Brunet de l'Iliade parue au Seuil sera véritablement un vent frais, alors que le traducteur a planché durant 20 années sur l'oeuvre d'Homère, l'aède qui n'exista probablement pas...

Ce professeur de l'université de Rouen, spécialisé dans la poésie antique - eh oui, jeune lycéen, l'Iliade, c'est un poème, dommage qu'il soit parfois traduit en prose, mais en même temps, comment faire ? - s'est déjà fait remarquer pour ses interprétations des chants épiques.

En effet, il joue volontiers avec une lyre éthiopienne, tout en récitant le texte originel, mais pas que celui d'Homère. Sappho, Hésiode et bien d'autres font partie de la petite troupe, Démodocos, qu'il a montée. (voir leur site internet)

On ne déplorera que le bug tragique d'Amazon qui présente la version publiée chez Seuil sur la page suivante, tout en proposant de feuilleter... la version belles lettres. Pathétique...


Voir une représentation partielle de la compagnie Démodocos