Numérisation : Google avait renoncé à 25 ans d'exclusivité sur Lyon

Clément Solym - 19.12.2010

Edition - Bibliothèques - google - bibliothèque - publicité


Lorsque l’Autorité de la concurrence s’est penchée sur le cas Google, et la publicité liée au moteur de recherche, le service Books n’a pas échappé à sa vigilance. Et plus généralement, la numérisation d’oeuvres des bibliothèques...

Or, personne n’a oublié, Google avait signé un accord avec la bibliothèque de Lyon, pour la numérisation de son fonds. Après quelques péripéties juridiques, finalement, l’accord avait été rendu public. Parmi les termes, on découvrait qu’« aucune exclusivité » n’engageait les deux acteurs. (notre actualitté)

Pas touche, durant 25 ans

Et pourtant, le rapport de l’Autorité de la concurrence fait retentir un tout autre son de cloche. Ainsi, « l’instruction a relevé l’existence d’un contrat entre Google et la bibliothèque de Lyon concernant la numérisation des ouvrages de cette dernière. Ce contrat, qui permet à la bibliothèque de mettre à disposition sur son propre site Internet les copies numériques réalisées par Google, comporte une clause d’exclusivité de 25 ans, avec interdiction de faire numériser le fonds par une autre entreprise durant toute cette période ». (via Tic et Tac)


25 années d’exclusivité, contrairement à ce qui avait été originellement dit, et qui empêchaient alors l’indexation par des tiers des fichiers numérisés, de même que « l’accès automatique aux fichiers numérisés par ses soins : un moteur de recherche concurrent ne peut donc indexer les fichiers numérisés par Google pendant une certaine durée ». (notre actualitté)

Chose amusante, la société a tenu à souligner que si cette clause avait été envisagée : une lettre datant du mois d’août stipulait en effet que cette clause ne serait pas mise en application. Selon l’Autorité, si cette exclusivité était légale, la durée paraissait « exagérée au regard du rythme de changement du secteur ».

L’autorité n’avait pour autant pas sanctionné cet accord : « S’il peut être légitime pour Google de se protéger d’un risque de parasitisme en interdisant de manière temporaire l’indexation par des moteurs de recherche concurrents des ouvrages que Google a numérisés par elle-même, il ne peut être admis de priver un moteur de recherche de la possibilité de répliquer à Google en investissant par ses propres moyens dans la numérisation. »

Publicité, même combat

Cependant, derrière cette clause d’indexation, se dissimulait aussi une clause concernant l’affichage de publicités émanant de prestataires tiers. Google disposait ainsi de « l’exclusivité des liens commerciaux sur des pages du site partenaire ». Une situation gênante pour l’Autorité : « Ces clauses d’exclusivité pourraient favoriser le réseau de Google par rapport aux autres réseaux d’intermédiation (puisque les publicités du réseau Google ont une position privilégiée ou exclusive selon les cas) et rendre plus difficile pour un concurrent la constitution d’un réseau de sites partenaires. »


Merci à Calimaq sur Twitter



Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.