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Obama en librairie : « M'accordez-vous une remise de voisinage ? »

Cécile Mazin - 04.12.2014

Edition - International - Barack Obama - librairie achats livres


Considéré comme un grand lecteur, Barack Obama, président des États-Unis, a souvent été vu avec des livres à la main par le passé. Lors d'une sortie culturelle, traditionnelle, accompagné de ses filles Sasha et Malia, le président a rendu visite à la librairie Politics and Prose, à Washington. 

 

 

 

 

Durant les festivités du Thanksgiving, le président Obama en a profité pour faire un tour dans la librairie indépendante Politics and Prose. Il aura acheté 17 livres tous genres confondus et pour différentes tranches d'âges, de la jeunesse à la littérature contemporaine.

 

Parmi les titres présents sur la liste, on comptait Les Cerfs-volant de Kaboul de Khaled Hosseini et les lauréats du Prix National du Livre (National Book Award) Jacqueline Woodson pour Brown Girl Dreaming dans la catégorie littérature jeunesse, et Evan Osnos, auteur de non-fiction, pour Age of Ambition : Chasing Fortune, Truth, and Faith in the New China.

 

Les courses présidentielles ont également inclus, entre autres, All the Light We Cannot See d'Anthony Doerr, qui a été beaucoup acclamé par la critique littéraire américaine, et The Laughing Monsters de Denis Johnson. 

 

Les classiques du calibre de Joseph Conrad avec Au cœur des ténèbres furent aussi au rendez-vous. Cependant, un livre bien précis n'a pas eu le plaisir de se retrouver dans la bibliothèque de la famille Obama : The Stranger: Barack Obama in the White House (L'étranger : Barack Obama à la Maison Blanche) de Chuck Todd. Le livre attaque ouvertement la politique menée par le président, dès son titre.

 

La sortie, qui aurait dû représenter pour le président américain un moment de pur plaisir, a vu l'arrivée d'un bémol à cause de la question posée par un client sur la prochaine fermeture de Guantanamo. Obama lui a répondu rapidement qu'il était en train d'y travailler et au moment de payer à la caisse, a demandé si l'on pouvait lui accorder une « remise de voisinage ». (via Los Angeles Times)

 

Cette visite du président est aussi une réponse implicite au cri d'alarme lancé par le célèbre auteur James Patterson, sur une imminente disparition du marché du livre américain. Contre la fermeture des librairies locales et des bibliothèques, contre la mort des éditeurs et des lecteurs, James Patterson a présenté récemment une pétition dans laquelle il demande au président de s'engager concrètement pour la cause des livres.