Olivier Jalabert prend la direction du label Glénat Comics

Antoine Oury - 25.11.2014

Edition - Les maisons - Glénat Comics Olivier Jalabert - directeur Ankama - Thomas Rivière


Le label de la maison Glénat consacré aux comics est désormais dirigé par Olivier Jalabert, qui remplace Thomas Rivière, le rédacteur en chef de Comics Place. Venu d'Ankama, qu'il a quitté fin 2013, Olivier Jalabert aura entre-temps été consultant indépendant, notamment pour l'exposition L'art des Super-Héros Marvel, au musée Art Ludique.

 


 

 

Le nouveau directeur est en poste depuis quelques semaines, avec pour mission de « consolider le label par la mise en avant des nouvelles séries d'auteurs renommés, en révélant les talents de demain et en proposant des licences fortes de l'Entertainment, mais également en développant des créations originales par de judicieux mariages d'auteurs internationaux », explique le communiqué de presse de la maison Glénat.

 

Olivier Jalabert a commencé sa carrière dans une boutique Album, à Paris, et a signé les éditoriaux des albums X-Men chez Panini Comics. Entre 2007 et 2010, il travaille chez Soleil, avant de devenir responsable du secteur éditorial pour Ankama, entre décembre 2010 et octobre 2013.

 

« Après ma période chez Ankama, j'ai travaillé pendant un an, à peu près, en consultant externe pour différentes structures, notamment dans le cadre de l'exposition Marvel, au Musée Art Ludique de Jean-Jacques et Diane Launier. Avec Frédéric Manzano, nous avions principalement travaillé sur la partie planches originales, et à titre d'expert, j'ai rédigé pas mal de textes de l'exposition », explique Olivier Jalabert.

 

Les premiers contacts se sont faits en début d'année 2014, entre Olivier Jalabert et l'équipe de Glénat Comics, et les échanges se sont concrétisés au printemps avec une exploration du marché, pour « se positionner sur le segment américain ».

 

L'activité de la maison se concentrera ainsi sur les acquisitions de droits, avec trois grandes tendances définies, « d'égale importance » selon Olivier Jalabert :

  • Les œuvres originales haut de gamme, de personnages créés par les auteurs : « Nous voulons créer des catalogues d'auteurs, pour des ouvrages de genre, avec des coups de projecteurs sur des auteurs comme Greg Rucka, ou Kelly Sue DeConnick, qui a déjà travaillé pour Marvel, mais que l'on ne connaît pas encore véritablement comme auteure. »
  • Des créations made in USA très qualitatives, ciblées « mainstream » : « Des titres qui seront peut-être plus attendus, mais toujours de qualité, signés Jimmy Palmiotti par exemple »
  • Des adaptations de jeux vidéo et de licences issues de l'entertainment, en comics et bandes dessinées

Pour son début d'année prochaine, Glénat Comics va insister sur le catalogue d'auteurs, avec quatre titres prévus :

  • Lazarus T1 de Greg Rucka et Michael Lark
  • Drifter T1 d'Ivan Brandon et Nic Klein ; Image Comics, un éditeur avec lequel on va bcp travailler
  • Letter 44 T1 de Charles Soule et Alberto Alburquerque
  • Pretty Deadly T1 de Kelly Sue DeConnick et Emma Rios, Image Comics

Sur les quatre titres, deux (Drifter et Pretty Deadly) sont issus du catalogue Image Comics : « C'est un éditeur avec lequel on va beaucoup travailler, c'est sûr, mais il y a aussi Dark Horse, Oni Press... On restera en dehors du bouquin pur et dur de super-héros des deux maisons dominantes. » A priori, la réédition de CriMson, d'Humberto Ramos et Brian Augustyn, est toujours prévue pour 2015.