'On ne lit pas de grande littérature sur lecteur ebook' (Ferrand)

Clément Solym - 18.08.2009

Edition - Société - grande - littérature - lire


En direct des studios de France Inter, le trio invité au sujet du livre numérique n'aura guère laissé la parole au seul acteur réellement impliqué dans le numérique, Bookeen. Christine Ferrand, rédactrice en chef de LivresHebdo, souligne que les ventes de livres numériques concernent avant tout les domaines policiers, les romans sentimentaux et la SF.

 

Elle ne oubliera joyeusement que le roman érotique profite très amplement de l'engouement aux États-Unis pour le livre numérique. Mais soit.

Ce que l'on aura pu entendre également, c'est que finalement, Mme Ferrand conclut que ceux qui lisent des livres numériques ne sont pas des lecteurs de grande littérature et que ces genres mineurs - terme non employé, mais largement sous-entendu - ne sont pas ceux qui comptent dans la Littérature, avec un grand L.

 

En somme, les personnes « addicts » à la lecture sur ces appareils consomment des livres que l'on qualifierait presque de dérisoires, probablement en regard de ce que la maison Stock peut publier...

C'est oublier un peu hâtivement que l'on peut tout lire sur un lecteur et que si les éditeurs historiques faisaient un effort dans ce sens, peut-être les lecteurs y trouveraient-ils leur compte.

Laurent Picard aura pourtant tenté d'expliquer que le lecteur ebook ne représente qu'une séparation entre le contenu et le contenant, alors que le livre papier incarne un livre-objet complet, cela n'aura pas vraiment convaincu les deux autres invités.