On ne va pas à l'Eglise pour des emplettes : pareil pour Facebook

Clément Solym - 28.04.2011

Edition - Economie - facebook - twitter - vente


Les médias sociaux et autres réseaux ne sont pas vraiment les El Dorado que l'on avait soupçonnés. Et ceux qui prêchaient pour une présence indispensable sur Twitter, Facebook et autres, vont peut-être réviser leur jugement bien vite.

Les cabinets d'analyse Forrester Research et GSI Commerce ont combiné leurs forces pour nous pondre ainsi une étude montrant que les médias sociaux n'entraînent que rarement un achat direct. En fait, les données montrent que l'on a moins de 2 % des commandes passées qui proviennent d'un réseau social et donc d'un lien directement envoyé à la communauté.


Pour Fiona Dias, vice-président exécutif de la stratégie et du marketing de GSI Commerce, la meilleure des comparaisons possibles pour comprendre la situation est de se placer sur une analogie avec le départ pour l'église du dimanche. « Si vous suivez la théorie, vous devriez aller faire du commerce où se trouvent les gens, et bilan des courses, arrêter votre activité quand les gens sont partis. C'est pareil pour Facebook. Acheter des choses chez des revendeurs est peut-être la 10e des choses que les gens veulent faire sur Facebook. »

Les bonnes vieilles recettes...

Significaif... En fait, les réseaux sociaux auraient tout de même une certaine efficacité, pour les opérations ponctuelles menées à court terme. Les consommateurs interrogés entre le 12 novembre et le 10 décembre 2010 montrent qu'ils adhèrent relativement, à ces coups ponctuels, avec 5 à 7 % des achats qui sont alors influencés par les réseaux.

Cependant, le marketing ne peut pas se séparer de ses démarches prospectives régulières. Ainsi, la publicité en ligne reste un moteur qui prend toujours plus d'ampleur, et pour lequel les consommateurs gardent une certaine réactivité. Avec évidemment une réduction de l'intérêt avec une période trop longue - puisque l'on se lasse assez facilement d'une affiche publicitaire trop régulièrement vue.

Pour Fiona Dias, ces résultats sur les médias sociaux ne sont pas étonnants. Si la presse s'est enthousiasmée à l'arrivée de ces réseaux, du point de vue du commerce de détail, « ils ne semblent avoir aucun effet ».

(via Mashables)