On revend bien ses cadeaux de Noël - sauf les livres...

Clément Solym - 26.12.2013

Edition - Economie - vente de cadeaux de Noël - site internet - sujets tabou


C'est l'époque qui veut ça : au lendemain du déballage de cadeaux, les Français déçus par leurs présents se retrouvent face au dilemme, revendre ou ne pas revendre. Et comme chaque année, PriceMinister, spécialiste de la vente en ligne, tente de rassurer les derniers réticents. 57 % des Français revendront leurs cadeaux, contre 52 % l'an passé

 

 

THREE CHRISTMAS TREES IN THE NEW SHOPPING CENTRE IN THE IFSC

informatique, CC BY SA 2.0

 

 

1061 répondants de 18 ans et plus, assurent qu'ils refourgueront les cadeaux en double, à 29 %, ou parce qu'il ne leur plaît pas, à 34 %. Cette pratique semble de plus en plus légitime, pour 42 % des gens, étant donné le contexte de crise, mais pour 89 % des gens qui revendront, pas question d'en parler - et certainement pas de l'avouer à la personne qui leur a fait ledit cadeau... Bien entendu, 73 % «  seraient gênés si la personne qui leur a fait ce cadeau apprenait qu'ils l'ont revendu, les femmes (76%) étant bien plus gênées que les hommes (68%) ». 

 

Or, parmi les cadeaux que l'ont revendu le plus facilement, on retrouve :

  • Les CD/DVD : 21%
  • Les jeux vidéo : 18%
  • Les objets de déco : 15%
  • Le high-tech : 13%
  • Les livres : 12%

 

Verdict de Olivier Mathiot, cofondateur du site et directeur marketing et communication : « Chaque année nous nous amusons à constater les évolutions de ce phénomène de la revente des cadeaux chez les Français. Si l'année dernière ceux-ci étaient encore très divisés sur la question, cette année on constate que c'est vraiment rentré dans les mœurs avec plus de la moitié des Français qui a déjà revendu un cadeau ou envisage de le faire, un comportement de consommation récent qui aura été influencé par PriceMinister. »

 

Peut-être que l'année prochaine, PriceMInister aura l'occasion de dégainer un communiqué de presse pour annoncer l'explosion de la vente de biens culturels dématérialisés ? Le CSPLA est en effet en train de plancher sur cette question, alors que le président Pierre-François Racine s'inquiète du « possible développement d'une seconde vie des biens culturels numériques ». 

 

En effet : « La valeur d'un bien culturel numérique ne se détériorant par définition pas à l'usage, le développement d'un marché secondaire pourrait avoir un impact très sérieux sur le marché primaire en termes de prix comme de volume. »