Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

One Shade of Grey chez Persephone Books

Clément Solym - 27.09.2012

Edition - International - One Shade of Grey - Persephone Books - Marketing


La filiale de la chaîne britannique de librairies Waterstones, baptisée Persephone, a détourné à sa manière le succès commercial des Fifty Shades of Grey de E.L James. L'usurpation a cette fois été mise au service du design de la couverture de livres, et non pas de leur contenu. Le libraire commercialise tous ses titres sous un seul et même enrobage destiné à accrocher le regard : en affichant sa collection d'une seule nuance de gris.

 

 

 

 

Le label se veut résolument féminin, ce qui explique le choix du nom de la déesse symbolisant la créativité de ces dames. Il publie des oeuvres sur les femmes, écrites par des femmes et destinées aux femmes. Leurs titres de fiction comme de non-fiction, le plus souvent méconnus, s'adressent plus principalement à celles occupées qui n'ont pas le temps de se perdre entre les rayons de librairies de plus en plus vastes.

 

Le credo de la maison est de proposer des lectures ni trop littéraires, ni versant de trop dans le commercial. Sa promesse est de diffuser des ouvrages lisibles, incitant à la réflexion et marquant les esprits. Leur commercialisation passe par leur propre boutique, des vitrines partenaires ou encore leur site internet.

 

Ainsi, on retrouve dans leur sélection des nouvelles, des histoires courtes, ou encore des livres de cuisine. Le tout est rendu avec soin : police de caractère agréable à l'oeil, habillage gris tourterelle, ainsi que page de garde et marque-page en tissu. Des auteurs comme Jilly Cooper, Adam Gopnik et Jacqueline Wilson signent les préfaces.

 

 

 

 

Anecdotiquement, le poète grec Homère dépeignait la déesse Perséphone comme la reine des nuances. Nous aurait t'il menti ?