Opportunisme mercantile : PPDA interjette appel

Clément Solym - 09.09.2011

Edition - Société - ppda - atteinte - contrefacon


L’une ne pense qu’au pognon, l’autre qu’à son image. Voilà ce qui ressort en deux mots de leurs interventions respectives. Les anciens amants s’accablent en public et médiatisent leur procès. Condamné il y a deux jours (notre actualitté), PPDA a annoncé sur son blog qu’il ferait appel. Les noms d'oiseaux fusent.

 
Agathe Borne a fréquenté PPDA de 2006 à 2008. Pour elle, il finissait par être odieux au quotidien, usant et abusant de sa réputation et de son influence pour la contrôler, et méprisant déjà son propre avis sur son image. « Prenez par exemple, la fameuse couverture de Paris Match, où je suis à ses côtés, celle qui circule partout. C’est lui qui l’a négociée, et à l’époque, il ne m’a même pas prévenu ! » déclarait-elle. (voir notre actualitté)
 


La suite des procès qu’elle avait intentés avec Patrick Poivre d'Arvor aux médias à l’époque s’inscrivait dans la routine de l'homme, car « c’est visiblement un business chez les peoples que d’attaquer les Closer et autres Voici ». Mais la jeune et jolie femme avait arrêté quand elle s’est séparée du séducteur soixantenaire.

 

Quand PPDA a réutilisé ses écrits, qu’il lui aurait même volé, pour nourrir une fiction dans laquelle le personnage auquel elle s’assimile est violé, son sang n’a fait qu’un tour. Elle a attaqué PPDA avec succès pour contrefaçon et violation de la vie privée.

Pas de Pitié pour le Droit d'Auteur ?


Très peu satisfait du jugement, M. Poivre d'Arvor interjettera donc appel. Avec des mots durs pour son Mme Borne, qu’il accuse de cupidité. « L’intérêt de la plaignante était d’abord et avant tout financier » déclare-t-il sur son blog. 


M. Poivre d'Arvor se défend en invoquant la « fantasmagorie » inhérente à la fiction. De nombreuses femmes auraient pu se reconnaître dans Violette.  Ce n’est que par « opportunisme » qu’ « une femme qui l’avait lu bien avant sa publication et avait dit beaucoup l’aimer, s’est réveillée pour dire qu’elle croyait se retrouver en l’héroïne ».

 
Ne ramenant pas uniquement les plaintes de Mme Borne à un besoin mal placé de reconnaissance et à un appât immodéré du gain, PPDA signale aussi que sans son style les lettres de Mme Borne aurait moins de valeur : « N’est pas héroïne qui veut, surtout pas avec des SMS ou des brouillons de lettres d’amour. »

 
À la justice désormais de trancher entre les deux exs. Ce n'est pas nécessairement blanc et noir. 
 

(Via le blog de PPDA et l'interview de Mme Borne)