Où trouver de la place pour 200 millions d'auteurs ?

Clément Solym - 26.05.2011

Edition - Société - autoediter - livres - auteurs


En France, un sondage dévoilait qu'un Français sur trois rêvait de publier un livre. (notre actualitté) Et nous sommes quelque 62 millions sur le territoire. Alors pour un pays légèrement plus grand, type, les États-Unis, qu'en est-il de personnes souhaitant publier ?

Au cours d'une conférence qui se déroulait durant la BEA, l'écrivain Joseph Epstein expliquait que « 81 % des Américains estiment qu'ils ont un livre en eux, et qu'ils devraient l'écrire ». Ce qui fait grosso modo 200 millions de personnes qui aspirent l'édition. Dans ce contexte, la part de l'autoédition qui ne cesse de croître dans le pays se comprend singulièrement mieux.


Aujourd'hui, la production liée à l'autoédition est passée au-dessus largement de la production de livres sortis de maisons d'édition classiques. Dans une proportion de 2 pour 1. Et en dépit de son intérêt, la publication numérique n'est pas parvenue à diminuer lma production de livres papier.

Or, le constat est simple, assure Deb Werksmanh, éditrice chargée des acquisitions chez Sourcebooks, boutique principalement dirigée par des femmes : « Les livres autoédités sont la plupart du temps mal publiés. »

Et la réalisation laisse passablement à désirer. Pour Epstein, que l'on a quitté une minute durant sa conférence, la raison pour laquelle tant d'Américains pensent qu'ils peuvent aujourd'hui écrire un livre, c'est que la production d'un ouvrage ne semble pas compliquée, et que l'on trouve de plus en plus de mauvais titres.

Pourtant, l'autoédition a besoin d'être professionnelle, autant que l'édition elle-même.

Et sans compter, pour conclure avec Deb Werksman qu’« Il n'est pas facile d'écrire un bon livre. »