Ouverture du marché australien : le premier ministre s'insurge

Clément Solym - 25.05.2009

Edition - Société - marché - australien - livre


Premier ministre de New South Wales, Nathan Rees s'est élevé contre les plans du gouvernement fédéral d'ouvrir le marché australien du livre aux ouvrages étrangers. Bon, dit comme ça, ça ressemble à du protectionnisme primaire ; examinons ensemble les faits pour s'apercevoir qu'on se trouve face à un cas de protectionnisme secondaire...

Durant le festival Sydney Writers, M. Rees a en effet énergiquement recommandé que l'on ne touche pas à la loi réglant l'exportation de livres. Bref rappel : un libraire veut acheter un livre étranger, les éditeurs du pays ont 30 jours pour le proposer à la vente, à travers leur catalogue, sans quoi le libraire peut passer une commande d'importation.

Or pour Nathan, il est primordial que le marché conserve la protection qu'il assure tant aux auteurs qu'aux éditeurs, même si les libraires sont quelque peu lésés et les consommateurs eus... So prédécesseur au poste, Bob Carr, avait toujours eu cette optique, jusqu'au moment où il a intégré le bureau de Dymocks, libraires en vue du pays.

Et Nathan estime que cette nouvelle position ne peut pas arriver à pérenniser le marché sans qu'il soit mis en péril. En outre, les intervenants présents durant cette conférence ont ajouté que les conditions d'ouverture n'étaient pas particulièrement à destination du public, mais des grandes compagnies qui pourraient s'ouvrir un commerce plus vaste.

Et de citer l'exemple de la Nouvelle-Zélande qui a ouvert son marché et se retrouve aujourd'hui avec des prix bien plus élevés sur les livres. En attendant la décision de la commission sur la productivité le 30 juin prochain, les tenants et les opposants de cette ouverture n'ont pas fini de faire des bonds...