Open+ : quand l'usager ouvre lui-même la bibliothèque

Antoine Oury - 13.06.2015

Edition - Bibliothèques - Open+ - bibliothèques - ouverture horaires


Présente au 61e congrès annuel de l'Association des Bibliothécaires de France, la société Bibliotheca nous a présenté ses dernières innovations dans le domaine de la RFID, sa spécialité. Yannick Jacquemin, responsable commercial pour la Belgique et la France, nous a également fait découvrir open+, une solution permettant d'étendre les horaires d'ouverture à l'aide d'un système qui rend l'usager totalement autonome, dans l'établissement.

 

 

En plein débat sur l'élargissement ou l'adaptation des horaires d'ouverture des bibliothèques, open+ attire évidemment l'attention. « Il s'agit d'un produit particulièrement utilisé dans les pays nordiques, notamment au Danemark », nous précise Yannick Jacquemin. « Il permet d'ouvrir une médiathèque sans personnel, généralement en soirée, jusque 22 ou 23 heures, ou entre 12 et 14 heures. »

 

Le fonctionnement est assez simple : l'établissement offre à certains de ses usagers la possibilité d'accéder à la bibliothèque à l'aide d'un digicode, pour le contrôle d'accès, et laisse ensuite ces derniers vaquer à leurs occupations dans la bibliothèque, à l'aide des bornes de prêt, ou simplement travailler dans la tranquillité.

 

30 minutes avant la fermeture — sans exception, cette fois — de l'établissement, des messages sonores retentissent, avertissant les usagers, et se répètent toutes les 10 minutes. À 5 minutes de la fermeture, les lumières diminuent, et les usagers suivent le chemin de la sortie. Ça passe toujours mieux en vidéo :

 

 

« Environ 150 établissements sont équipés avec cette solution, que l'on trouve beaucoup dans les villages, ou dans les villes étudiantes », explique Yannick Jacquemin. Évidemment, la question des dégradations se pose : un système de caméras dissuade, mais le problème ne se pose pas vraiment dans les pays nordiques. « Une bibliothécaire nous a signalé une dégradation, le vol d'une chaise. Le lendemain, elle était de retour », s'amuse l'équipe de Bibliotheca.

 

On imagine ce que la solution pourrait avoir de polémique en France, mais le travail des bibliothécaires n'est pas supprimé par cette solution informatique : elle permet au contraire de se consacrer à d'autres tâches (aide, assistance, animation, conseil...) tout en améliorant la disponibilité du service pour les usagers...

 

Quelques témoignages au sein des établissements danois pourront être découverts sur le site de Bibliotheca.