Panorama et économie de l'édition de livres en Belgique sur 2017

Nicolas Gary - 25.06.2018

Edition - Economie - édition livres Belgique - livres scolaires Belgique - bande dessinée Belgique


Le marché du livre en Belgique pour l’année 2017 affiche des résultats stables, avec une production toutefois en hausse. Comme on s’y attend, le marché répond aux mouvements français – la sortie d’Astérix pour la BD, ou les figures romanesques historiques. Au final, le secteur représente 242,671 millions € sur 2017, soit 1,1 % de croissance. 


Bruxelles - la bande dessinée
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

 

Dans l’ensemble, l’année passée fut « en dents de scie », indique l’étude. Après plusieurs années difficiles, et la contraction du marché entre 2010 et 2014, avec - 7,5 %, l’ensemble reste stable sur les trois années passées : entre 240 et 244 millions €. Pour autant, deux segments tiennent le marché, le livre scolaire et la bande dessinée (trois si l’on prend en compte les dictionnaires).

 

Reste que sur une période plus large, malgré l’amélioration de 2017, le secteur a perdu 19 % depuis 2010.

 

Les parts de marché entre production belge et étrangère se stabilisent à 26 % et 74 %. Dans le même temps, les différents secteurs indiquent des mouvements plus en nuances. 

 

Après une diminution en 2015 (- 6 %), la bande dessinée, secteur locomotive, enregistre une augmentation de 6,9 %. La littérature générale est sous pression : les ventes « grands formats » ont diminué de - 5 % en 2017. Mais les ventes de livres de poche augmentent (+ 6,7 %). Après une petite diminution en 2016 (- 1,2 %), les livres scolaires/parascolaires augmentent de 1,1 % en 2017. Enfin, les ventes de livres scientifiques / techniques / médicaux augmentent de 1,6 % en 2017, continuant leur croissance.  

 

Pour ce qui est de l’achat des livres, la répartition selon les points de vente se découpe comme suit : 

• 50,7 % pour la librairie de premier niveau (avec 28,1 % pour les généralistes et spécialisées, en diminution de 1,5 % ; 22,6 % pour les chaînes, en hausse de 10,8 %)

• 7,5 % pour les clubs de livres, recul de 7,8 %

• 10 % pour la librairie de 2e niveau, + 6,9 %

• 10,4 % en ventes directes, soit 5,4 % de recul

• 18,3 % pour les grandes surfaces non spécialisées, soit 1,6 % de diminution

 

Prix moyens, production et numérique


Le panier moyen est passé de 26,90 € en 2014 avec un prix moyen du livre à 12,30 € contre 26,83 € en 2017 avec un prix moyen à 12,80 €. 

 

La production de la Fédération Wallonie-Bruxelles est en hausse de 6,6 %, soit 17 millions € de mieux, avec trois secteurs forts : BD, sciences humaines et scolaires, représentant 90 % des ouvrages produits. 62 % de la production de langue française reste importés. Quant aux ventes numériques, elles pèsent pour 25 % du CA global, dont 97 % sont réalisés par les sciences humaines. La littérature ne représente que 0,02 % des 64,66 millions € du numérique.

 

Les métiers et habitudes de lecture

 

En 2017, le territoire compte 43 maisons d’édition dont six recensent plus de 100 travailleurs. 1719 salariés, tous emplois confondus, travaillent pour le secteur, avec 67 % de temps pleins et 22 % de temps partiels. 

 

Quant au profil des lecteurs, 52 % lectrices et 48 % lecteurs (imprimé et numérique). Les lecteurs sont plus nombreux parmi les 15-34 ans, les Bruxellois, de niveau d’éducation et de classe sociale supérieurs et actifs.

 

Pour l’évolution on découvre que 93 % des lecteurs lisent sous format imprimé, dont 51 % exclusivement. Quatre lecteurs sur dix lisent sous les deux formats (44 % contre 43 % en 2017). Près de cinq lecteurs sur dix lisent en numérique (51 % contre 48 % en 2017). 24 % des lecteurs exclusifs en imprimé envisagent de lire en numérique à l’avenir (23 % en 2017).

 

Depuis qu’ils lisent en numérique, un lecteur sur quatre lit plus de livres qu’avant, alors qu’au moins deux sur dix achètent ou dépensent plus qu’avant. 7 % lisent exclusivement en numérique (5 % en 2017).

 

En regard de la qualification des ventes numériques, on comprend que les livres imprimés sont lus majoritairement dans le cadre des loisirs (88 % contre 89 % en 2017). On remarque cependant une nette progression des livres numériques lus dans le cadre des études (47 % contre 34 % en 2017), ce qui confirme les données relatives aux statistiques de production.

 

Si le livre reste le premier bien culture, le marché subit de toute évidence une contraction régulière, et implique de disposer régulièrement de locomotives best-sellers qui tireront l’ensemble. Les ventes de droits pourraient devenir un relais de croissance pour l’avenir. D’autant que la croissance du livre de poche et le pouvoir d’achat consacré aux livres indiquent que l’industrie subit la pression des lecteurs...

 

 




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