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L’Allemagne, qui compte 82,2 millions d’habitants, est le premier marché du livre en Europe, en termes de chiffre d’affaires et de volume. Les Allemands sont plus de 13 millions à lire un livre chaque semaine, et disposent d’un des plus importants réseaux de librairies au monde.

 

Der kleine Drache Kokosnuss - Frankfurt Buchmesse 2015

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

En Allemagne, le prix unique du livre est inscrit dans la loi. Les événements littéraires les plus importants sont, outre la Foire de Francfort, les foires et salons de Leipzig et le Festival international de littérature de Berlin.

 

L’édition et la librairie

 

L’activité globale du secteur de l’édition en 2015 est ainsi présentée par le directeur général du Börsenverein (l’association des éditeurs et libraires allemands), Alexander Skipis : « Nous vivons dans un pays avant-gardiste en matière de livres. »

 

« L’industrie de l’édition allemande compte parmi les plus importantes au monde et demeure exemplaire dans sa structure. Les éditeurs et les libraires ont prouvé leur capacité à transformer les bouleversements de l’industrie en opportunités et à trouver de nouvelles voies, ainsi que des investissements efficaces. »

 

Avec 9,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires (presque le double de la France), le secteur est pourtant en recul de 1,4 % sur un an. Dans le domaine de l’édition et de la librairie, d’après l’Agence fédérale pour l’emploi, le nombre d’employés du secteur a baissé de 4,2 % entre 2001 et 2010. L’activité de vente en ligne affiche une croissance notable pour 2015 (9 %), sans avoir compensé la diminution des ventes en librairie.

 

Pourtant, toujours selon Alexander Skipis, « Amazon ne répond plus aux besoins des lecteurs, qui souhaitent disposer d’une plus grande combinaison d’offres et de canaux de vente ». Il est vrai que le système de distribution est très performant, intégrant des grossistes indépendants et une logistique de pointe qui permet aux commandes des libraires d’être honorées dans les vingt-quatre heures dans tout l’espace germanophone.

 

En 2015, la librairie indépendante est le plus important canal de vente avec 4,43 milliards d’euros.

 

  • La fiction représente 32,1 % du chiffre d’affaires.
  • 76 457 titres ont été publiés.
  • En moyenne, les lecteurs ont acheté
  • 7 titres dans l’année.

 

Le Börsenverein

 

Cette association d’éditeurs, de diffuseurs et de libraires compte près de 6 000 membres, dont plus de 1 800 maisons d’édition. Outre ses fonctions de syndicat, de conseil, de lobbying, d’organisation de la profession, elle gère la Foire de Francfort, des magazines professionnels comme Börsenblatt et la plate-forme de livres numérisés Libreka.

 

Traduction

 

Le français est la deuxième langue la plus traduite en Allemagne, et l’allemand occupe la troisième position des langues les plus traduites en France.

 

Bibliothèques

 

La lecture publique en Allemagne est marquée par une structure très décentralisée et par la fondation tardive d’une bibliothèque nationale. La plus grande liberté est laissée à l’organisation et à la constitution du fonds des bibliothèques, d’où de fortes disparités. Il existe également des bibliothèques ouvertes par l’Église catholique, qui peuvent être soutenues financièrement par les régions ou les communes. Les bibliothèques publiques forment le socle de toute l’institution éducative et constituent le service le plus sollicité par toutes les couches sociales et toutes les classes d’âge.

 

 

Auteurs

 

Les lectures publiques (Lesung) constituent pour les auteurs une importante source de revenus annexes. Pour la promotion d’un livre, qui dure deux mois, l’auteur peut effectuer une tournée dans l’Allemagne entière. Chaque grande ville allemande a sa Maison de la littérature (Literaturhaus), où sont organisées des lectures. Les agents littéraires (Literaturagent), auxquels les auteurs germanophones ont de plus en plus recours, font partie intégrante du système éditorial allemand.

 

Librairie Zadig : la culture française au coeur de Berlin 

 

L’auteur a droit, d’après la loi, à une « rémunération équitable », quand bien même celle-ci n’aurait pas été prévue par le contrat, soit, pour un livre cartonné, 10 % du prix de vente HT, et de 5 à 8 % pour un livre de poche. Le paiement d’un à-valoir doit être prévu par le contrat.

Gérard Alle

 

 

en partenariat avec Livre et lecture en Bretagne