Paolo Coelho : Obama n'est pas le Messie et devrait lire Machiavel

Clément Solym - 03.02.2009

Edition - Société - Coelho - Obama - messie


Pour l'écrivain brésilien, certes la période économique douloureuse que nous traversons actuellement n'est pas propice aux réjouissances, mais à tout malheur, quelque chose est bon. Ainsi, dans un entretien avec le journal allemand Spiegel, il estime que l'humanité revient actuellement vers des valeurs dont nous nous étions séparés à tort.

Selon lui, cette situation nous ramène à des choses plus simples, voire plus vraies, comme l'amour ou la beauté de la vie, des choses « qui ne coûtent rien », estime le romancier.

Car le bonheur « n'est pas de s'asseoir devant un écran d'ordinateur pour suivre l'évolution d'actions et de jouer comme dans un casino ». Bien sûr, il avoue lui-même être un optimiste, mais il reconnaît ne pas avoir peur, croyant dur comme fer que le système se corrigera de lui-même. On se demande à quel prix sur les court, moyen et long termes ?

Mais pourquoi ne pas profiter de cette crise pour mettre à profit son intelligence ? Non pas en créant une entreprise, mais en saisissant l'occasion de « redéfinir sa vie et de réfléchir » à ce qu'elle est. Confiant en cette volonté de l'Homme, il reste convaincu que cette force lui permettra de surmonter « ce pénible moment » que traverse la société.

Un bémol ? La foi que l'on a en Obama, et les attentes très hautes que les regards tournés vers lui portent : « J'apprécie Obama, mais ce n'est pas le Messie. » Toute décision impopulaire qu'il pourrait prendre lui ferait perdre des points de popularité auprès du public. Et de conseiller au 44e président de lire Le Prince de Machiavel, pour savoir comment les mesures à prendre doivent être envisagées.