Paresse de l'ebook téléchargé, contre chiffres de ventes

Clément Solym - 27.08.2010

Edition - Economie - ebook - ventes - rapides


Attention, remarque liminaire et introductive : il ne faut pas tirer de vérité générale nouvelle de ce qui va suivre. Simplement, quand un éditeur de la taille de Random House s'aperçoit que les ventes d'un livre sont plus importantes, après une semaine de commercialisation, en version numérique, les questions se posent.

C'est ainsi que le livre de Laura Lippman I’d Know You Anywhere, vient quelque peu bousculer les idées reçues. « Ce que nous constatons maintenant, c'est que si un livre a de bonnes critiques, il grimpe plus vite en ventes du côté numérique que du côté physique, parce que les gens ont des lecteurs ebook qui peuvent acheter et permettre de lire immédiatement. »

Fini le rendez-vous à prendre dans sa librairie, fini la queue à la Fnac pour payer, fini même l'idée d'un déplacement pour obtenir quelque chose : trois clics et un coup de carte bleue, pour régler l'affaire.

Pour l'heure, le ratio est encore assez maigre et le livre n'est commercialisé que depuis cinq jours précisément. Pour la version papier, on compte cependant 4000 ventes contre 4739 en ebook, à ce jour. « C'est le premier livre qui a vendu plus de versions numériques que de hardcovers sur sa première semaine d'exploitation », ajoute Frank Albanese, vice-président senior chez HarperCollins.

Ce qu'il faut en retenir...

Le prix seul ne compterait donc pas : l'ebook a un avenir en ce qu'il permet d'accéder plus rapidement à l'oeuvre pour l'acheteur. Tout simplement parce qu'il peut se le procurer aussi rapidement que l'on paye la location d'un film, en Vidéo à la Demande, affalé au fond de son canapé.

Or, l'autre pan souligné par Frank, c'est le côté bonne presse. Les acheteurs seraient donc susceptibles de se fier encore aux critiques, mais resterait alors à déterminer quelles sont celles qui leur inspirent confiance. Et par extension, où les trouvent-ils ?