Pas de plan social pour la Fnac, qui prépare son entrée en bourse

Clément Solym - 17.06.2013

Edition - Economie - fnac - plan social - entrée en bourse


Dans un article du Parisien ce matin, on apprenait que 600 postes seraient sur la sellette, alors que l'enseigne Fnac prépare, pour jeudi, son entrée en bourse. La boutique chercherait à faire 80 millions € d'économie, et pour ce faire, envisageait de supprimer des emplois, alors même qu'un précédent plan social vient de s'achever, avec 500 postes disparus, dont 310 en France. 

 

 

 

 

Les plans, évoqués par le quotidien, nommés Phoenix et Mars, mettraient en cause 600 postes, donc. « Les deux magasins les plus touchés seraient ceux du Forum des Halles, avec 100 postes en moins, et celui de Saint-Lazare », assure une source auprès du quotidien. Et de poursuivre : « Ce plan, le troisième en cinq ans, frapperait donc près de 7 % des effectifs français de 'l'agitateur d'idées', dont les pertes, l'an dernier, se sont chiffrées à près de 142 millions d'euros. »

 

Cependant, la direction a rapidement réagi, et diffusé un communiqué pour démentir les informations du Parisien. « Il n'y a absolument aucun plan social en préparation à la Fnac, à Paris comme ailleurs », assure un porte-parole. En revanche, des discussions sont bien à l'oeuvre, avec les syndicats, et ce, dans un programme de gestion prévisionnelle de l'emploi, assure Reuters. 

 

Il s'agit là d'un reclassement pour quelque 300 disquaires. 

 

Pour ce qui est de Phoenix, l'enseigne avait déjà opposé un démenti - alors que ce plan social devait principalement concerner des établissements parisiens, et celui du Forum des Halles entre autres. Cependant, pour Mars, c'était plus indistinct, alors que 298 disquaires étaient touchés. Ce dernier concernerait « tous les métiers (caissiers, libraires, techniciens etc.) mais serait limité aux magasins situés dans la capitale intra-muros (dix actuellement) », assurait le Parisien.

 

En 2011, Alexandre Bompard, le PDG de Fnac avait amorcé une vaste restructuration, avec le plan Fnac 2015, qui devait remonter la pente de 80 millions €, entraînant des suppressions de postes. En parallèle, de nouveaux concepts de magasins avaient fleuri, et l'enseigne se diversifiait, en envahissant les gares et les aéroports. En outre, c'était le grand retour de l'électroménager, disparu de chez l'agitateur public depuis quelques dizaines d'années. 

 

Avec 4 milliards € de chiffre d'affaires pour l'année 2012, la Fnac accusait un recul de 2,5 %, avec un résultat opérationnel en chute libre de 23 %, à 79 millions €, et des pertes de 141,7 millions pour l'année passée.