Paul Ariès déculpabilise les mangeurs de viande

Maxim Simonienko - 21.12.2018

Edition - Les maisons - paul ariès essai - végan végétarien végétalien - lettre ouverte capitalisme


Le nouvel essai de Paul Ariès s’adresse aux mangeurs de viandes, de fromages, aux buveurs de lait, accusés d’être des criminels, mais également aux éleveurs, aux bouchers, aux restaurateurs qui doivent faire face aux attaques verbales et aux agressions de certains groupes végétariens et végétaliens.
 

Lettre ouverte aux mangeurs de viandes qui souhaitent le rester sans culpabiliser paraît après les tribunes publiées par Paul Ariès dans Libération avec Jocelyne Porcher et Frédéric Denhez et sur Médiapart avec Jean Ziegler (ancien porte-parole de la FAO) et Carlo Pétrini (fondateur de Slow Food).

Face aux multiples courants végétariens et végétaliens, l'auteur se sentait en devoir d'agir. Selon lui, ces groupes risquent de se faire piéger par une doctrine savamment construite pour les séduire et les abuser.

Paul Ariès, dans cette lettre ouverte, encourage les omnivores à consommer des produits animaux, mais de rester consciencieux. Quant aux végans, il espère changer leur angle de tir, prouver que l'adversaire, l’ennemi est ailleurs. Ce n'est pas l’éleveur, le salarié des abattoirs, le boucher, le restaurateur ou l’omnivore, mais les financiers qui ont fait de l’élevage une industrie et des animaux des machines à produire, dans conditions déplorables, avec des protéines au plus bas coût.

Voici un aperçu de son futur ouvrage avec cet extrait : 
 

La simplicité, pour ne pas dire le simplisme, du véganisme explique son succès : ne plus consommer de viandes, de fromages, ne plus boire de laits supprimerait le martyre des animaux, stopperait la faim dans le monde, sauverait le climat, améliorerait notre santé, accroîtrait notre longévité, supprimerait la culture de la violence. Il est temps d’arracher son masque au véganisme.

Non, il n’est pas la poursuite du végétarisme par d’autres moyens. Non, il n’abrégera pas la souffrance animale, car ce serait oublier que l’agriculture tue autant, sinon plus, d’animaux que l’élevage. Non, il n’est ni super-écolo ni un nouvel humanisme. Non, il ne permettra pas de résoudre la faim dans le monde. Non, il ne donnera pas aux humains une meilleure santé. Non, il ne propagera pas une culture de paix mais de violence. [...]

Prenez garde, amis omnivores, de ne pas être, demain matin, poursuivis pour avoir cédé à la gourmandise d’une tranche de lard ou osé porter un pull en laine, des chaussures en cuir, les talibans de la pensée végane veillent. Ne croyez pas que j’affabule (ou lisez ce livre !), les végans visent bien l’interdiction de toutes les formes d’« exploitation » des animaux, et, comme cette « exploitation » concerne aussi bien les animaux d’élevage que les chiens d’aveugle ou les animaux domestiques, vous êtes vraiment dans une très mauvaise situation, avec votre litre de lait et votre camembert.

Prenez garde, amis végans, il ne vous sera plus possible de dire, après avoir lu ce livre, que vous ne saviez pas que le meilleur des mondes végans pouvait avoir un goût de mort ! Démarquez-vous des faux amis des humains et des autres animaux, dénoncez les fous furieux qui attaquent les bouchers et les restaurateurs, qui parlent, sans vergogne, de supprimer des espèces animales, qui clament vomir l’écologie mais adulent la techno-science ! Balayez devant votre porcherie !



Politologue, essayiste et rédacteur en chef du mensuel Les Zindigné.e.s, déjà auteur chez Larousse de l’essai Gratuité VS capitalisme, Paul Ariès vise dans sa lettre ouverte à déculpabiliser les mangeurs de viande, mais aussi à remettre en perspective le débat sur le mouvement végan en décryptant point par point de nombreuses idées reçues. 

(à paraître le 9 janvier)
Paul Ariès - Lettre ouverte aux mangeurs de viande qui souhaitent le rester sans culpabiliser - Larousse - 9782035961792 - 9,95 €


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Commentaires
"Quant aux végans, il espère changer leur angle de tir, prouver que l'adversaire, l’ennemi est ailleurs. Ce n'est pas l’éleveur, le salarié des abattoirs, le boucher, le restaurateur ou l’omnivore, mais les financiers qui ont fait de l’élevage une industrie et des animaux des machines à produire, dans conditions déplorables, avec des protéines au plus bas coût"



--> Pensez-vous sérieusement que les végans n'y ont JAMAIS pensé ? 

Ça sent l'épouvantail à plein nez tout ça...
LIsez au moins le livre avant de vous énerver...
Ce Paul Ariès a l'air d'être un sacré crétin. Ce n'est pas le véganisme qui est simpliste, c'est lui qui le simplifie pour servir son propos.
Pourquoi ne pas agrémenter le votre par des propos censés, des sources et exempts de condescendance et d'insultes en ce cas ?



Vous avez lu son livre, au moins ? hmmm
Pour Ced: Ah! les certitudes et insultes de ceux qui croient avoir raison!

J'ai fortement réduit ma consommation de viande depuis + de 30 ans.

Je voulais aller plus loin.

Je suis sensible à la protection des animaux contre la souffrance.



Mais vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Lisez le livre D'ABORD.
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