Paul-Loup Sulitzer, ruiné, se sent proche de Victor Hugo

Antoine Oury - 06.07.2018

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« On nous Claudia Schieffer/On nous Paul-Loup Sulitzer » chantait Alain Souchon dans Foule sentimentale, en 1993. Autant dire que le romancier était devenu un personnage à part entière de la société de consommation. Ironie du sort, l'écrivain se dit aujourd'hui « ruiné » dans un entretien avec L'Obs. Sulitzer vit aujourd'hui à Bruxelles, dans des conditions bien plus modestes qu'au faîte de son succès.

 
Paul-Loup Sulitzer - Comédie du Livre 2010 - P1390687
Paul-Loup Sulitzer, en 2010 (yves Tennevin, CC BY-SA 2.0)


 

Paul-Loup Sulitzer, auteur de Money, Cash ou encore Fortune dans les années 1980, parle encore d'argent. Mais, cette fois, parce qu'il en manque. Dans un entretien donné à L'Obs, il se dit « ruiné », notamment par un divorce à 10 millions €, l'un des « divorces français les plus chers » assure-t-il. 

 

Dans les années 1980, Paul-Loup Sulitzer avait connu un fameux succès avec ses premiers romans, publiés par les éditions Denoël. L'homme d'affaires qu'il était avait choisi de mener une carrière d'écrivain, et ses livres se vendront rapidement grâce à une communication très poussée, particulièrement en pointe pour l'époque. Bien sûr, la réputation de Sulitzer subira un revers en 1987, quand Pierre Assouline et Bernard Pivot prouveront que les premiers livres de Sulitzer étaient écrits par le journaliste Loup Durand.

 

Malgré tout, Paul-Loup Sulitzer a poursuivi sa carrière, publiant des livres chez Stock ou aux éditions du Rocher. Son nom revient dans l'affaire de l'Angolagate, qui lui vaut une condamnation pour recel d'abus de biens sociaux : il tirera un livre du procès, Angolagate, chronique d'un scandale d'État, en 2009.

 

Aujourd'hui, « J'ai bouffé mes réserves », affirme Sulitzer. « Une fois mes réserves épuisées, j'ai vécu sans fric. Avant, je gagnais jusqu'à 200 000 euros par mois. Net », précise l'auteur, qui annonce désormais vivre avec une retraite de 1500 € par mois.

 

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« Avant, je vivais dans un palais italien de 450 mètres carrés, rue de Varenne, avec des tableaux Art Nouveau et des sculptures de Carpeaux… J'avais une villa à Saint-Tropez avec vue sur la plage de Pampelonne… plein sud… ah, j'ai eu aussi un ranch en Arizona, mais bon, j'y allais jamais… » ajoute Paul-Loup Sulitzer dans un entretien surréaliste.

 

Et l'auteur ruiné de terminer : « Parfois, je me sens proche du plus grand des écrivains français, Victor Hugo, car, comme lui, je provoque des passions d'une grande intensité », affirme-t-il.

Un entretien sonnant et trébuchant...




via Voici


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