Paulo Coehlo : « Je suis plus populaire que Madonna »

Clément Solym - 27.09.2011

Edition - Les maisons - aleph - coehlo - sagesse


Paulo Coehlo vient d'accorder une interview au NY Times. L'interview était censée présenter son nouveau livre Aleph, mais a rapidement dérapé vers son usage intensif des réseaux sociaux, où l'auteur est surpris d'être autant suivi et commenté. Il ne pourrait vivre sans les commentaires de ses lecteurs.

 

Paulo Coehlo a déjà vendu plus de cent millions de livres dans le monde entier et a vu l'Alchimiste traduit en 66 langues, sans compter les ventes et traductions pirates. Il dit en être toujours surpris : « Il y a toujours 10 000 explications pour un échec, mais aucune pour le succès. »


Une communauté solide

Il est très apprécié de ses lecteurs car il communique énormément avec eux et a favorisé l'émergence d'une communauté de commentateurs et de traducteurs de ses propos qui le rendent concrètement accessible à beaucoup de monde.


6 000 000 personnes le suivent sur Facebook et 2 400 000 sur Twitter, ce qui semble un peu l'effrayer : « J'ai regardé le profil de Madonna l'autre jour, et elle a moins de fans que moi. C'est incroyable. »

 

Cependant il est très confiant dans son succès et dans l'engouement des fans, ce qui l'a aidé à commencer à publier ses œuvres lui-même sur Internet : « Mes ventes montaient et montaient. Un jour j'étais à une conférence high-tech et je l'ai annoncé. »


De la promo gratuite
 

Aujourd'hui il déclare sur Twitter : « Ce n'est pas du vol. Quand vous regardez une bande-annonce, vous vous décidez à regarder le film ou pas. Personne ne lit sur écran. » Après quelques remontrances sèches de sa maison d'édition américaine, l'accord aux États-Unis a été de donner accès gratuitement à un livre par mois, pour éviter le piratage.

 

Ses écrits sont dans une langue simple et sa sagesse est une sorte de syncrétisme des sagesses populaires qu'il a pu croiser, ce qui explique en partie son succès. Aleph sera un récit autobiographique de son voyage en Asie en 2006 dans le Transsibérien : « Tout ce qui y est réel est réel. J'ai beaucoup résumé. Mais je vois le livre comme un récit de voyage et non pas comme une fiction. »

 

Aleph, la lettre de l'alphabet hébreu, est le moment où « tout se fond dans une seule chose ». Promesse d'une lecture rêveuse accompagnée par la bonhomie du personnage.

 

L'interview originale et la version traduite