Pays-Bas : Les universités signent un accord open access avec Springer

Antoine Oury - 27.11.2014

Edition - Les maisons - éditeur Springer - publications scientifiques - universités Pays-Bas


La VSNU, association des universités néerlandaises, s'est lancée depuis quelques mois dans des négociations avec les éditeurs scientifiques, dans le cadre d'un renouvellement des différents contrats. Si ces démarches se sont interrompues avec le groupe Elsevier, face à l'impossibilité de parvenir à un accord autour de l'open access, elles sont parvenues à leur terme avec Springer.

 


Springer - Frankfurt Buchmesse 2014

Stand Springer, à la Foire du Livre de Francfort 2014 (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

Le groupe allemand Springer, Springer Science+Business Media dans sa version longue, est l'un des principaux concurrents du néerlando-britannique Elsevier, et il n'est pas exclu que la mauvaise presse suite à l'arrêt des négociations avec le second ait motivé le premier.

 

Quoi qu'il en soit, Koen Becking, négociateur pour la VSNU, se félicite de l'accord signé entre l'organisation et la société : « Les scientifiques des Pays-Bas pourront publier en open access dans les journaux existants de Springer, avec cet accord. Parallèlement, ils auront toujours accès à ces magazines, pour y lire des articles », explique-t-il.

 

Le Secrétaire d'État au ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sciences, Sander Dekker, s'est réjoui de cette nouvelle : « Il est important qu'un éditeur majeur comme Springer réalise que l'open access est le futur des publications scientifiques. » Le Secrétaire espère que 60 % des publications scientifiques des Pays-Bas seront en accès libre d'ici 5 ans, et 100 % dans 10 ans. Environ 50.000 articles sont publiés chaque année, dans le pays.

 

La VSNU proposait aux éditeurs d'étendre les abonnements souscrits par les universités, tout en demandant de nouvelles mesures en matière d'open access, notamment pour les articles issus de recherches financées par des fonds publics. « Notre engagement pour soutenir la communauté scientifique, y compris par l'open access, est bien connu », a ajouté Derk Haank, PDG de Springer.

 

Le gouvernement français a récemment signé un accord avec le groupe Elsevier, pour 172 millions €, créant une petite polémique dans le milieu universitaire : pour des recherches financées par de l'argent public, l'État va payer deux fois, afin de les rendre accessibles à d'autres chercheurs, à travers les publications d'Elsevier.