Pearson développe ses services éducatifs, mais bâillonne les blogs

Clément Solym - 17.10.2012

Edition - International - Pearson - EmbanetCompass - DMCA


La maison d'édition britannique, Pearson, a fait l'annonce ce mardi du rachat de la société américaine EmbanetCompass. La firme spécialiste de la diffusion de contenus éducatifs sur Internet a été acquise pour la somme de 650 millions de dollars. Dans l'optique de développement de ses services éducatifs, Pearson avait déjà racheté l'animateur d'écoles virtuelles, Connections Educations, en 2011, pour 400 millions de dollars.

 

 

Développement des services 

 

Selon un communiqué de l'éditeur, l'acquisition est réalisée auprès d'un groupe d'investisseurs menés par Technology Crossover Ventures et Knowledge Universe. 

 

L'activité d'EmbanetCompass, fondée en 1995, progresse fortement depuis trois ans, tout comme son chiffre d'affaires. Fournissant ses services à des universités nord-américaines, avec des bureaux implantés à Chicago, Orlando et Toronto, l'entreprise de 580 salariés estime que ses ventes atteindront 130 millions de dollars sur l'année 2012.

 

Dommages collatéraux

 

Par ailleurs, Pearson a fait ses excuses pour avoir contribué à la fermeture de près d'un million et demi de blogs appartenant à des étudiants et professeurs. Ces pages internet, hébergées par Edublogs, ont été fermées suite à une plainte de la maison d'édition en raison de la présence de contenu contrefait sur un des blogs hébergés par la plateforme.

 

En vertu de la loi américaine adoptée en 1998, Digital Millenium Copyright Act, appliquée avec un certain excès de zèle, c'est l'ensemble des blogs alimentant le réseau qui ont été sanctionnés.

 

 

Pearson a donc fait l'annonce suivante à Paid Content :

En tant qu'entreprise éducative et informative, Pearson encourage les échanges libres et ouverts d'idées.

Cependant nous avions besoin de répondre à un sujet sensible : la publication en ligne de l'un des tests cliniques de Pearson. Ce test est notamment utilisé par des psychologues cliniciens pour évaluer les personnes qui pourraient être sujettes à des risques de suicide. La publication et tout mauvais usage ultérieur du test peut compromettre l'intégrité de ses résultats, et à son tour les recommandations faites par les professionnels qualifiés.

C'est un regret que, dans sa réponse à notre demande de traiter ce point unique, une société de serveur d'hébergement a pris des mesures beaucoup plus larges.