Pearson lâcherait Doring Kindersley, maison des livres Star Wars et James Bond

Joséphine Leroy - 21.04.2016

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En 2015, le groupe d’édition britannique Pearson souffrait d’une baisse des résultats, qui l'avait conduit à la vente du Financial Times au mois de juillet, acquis par le japonais Nikkei. Popriétaire à 47 % de Penguin Random House, l’éventualité de vendre des parts au groupe Bertelsmann, copropriétaire de PRH, était même envisagée. À présent, il semblerait que Pearson réfléchisse à la vente de Dorling Kindersley, sa maison spécialisée dans les livres illustrés. Bertlesmann, pendant ce temps, a l'oreille tendue.

 

Penguin Random House - Frankfurt Buchmesse 2015

(ActuaLitté / CC BY-SA 2.0)

 

 

Dorling Kindersley, maison du groupe Pearson intégrée à PRH, serait sur le point d’être vendue. Avant cela, le géant de l’édition aurait été en pourparlers avec les banques d’investissement à propos d’une vente aux enchères de la filiale, présentée comme la « première maison d’édition de livres illustrés au monde ». 

 

Fondée à Londres en 1974, Dorling Kindersley est spécialisée dans les livres pour enfants et dans les livres illustrés de marques comme Lego, Star Wars ou James Bond. Pearson en avait obtenu les licences. La filiale publiait aussi des livres pour adultes. Pour mémoire, le groupe Pearson avait acquis Dorling Kindersley en 2000 pour 311 millions $, alors que la maison connaissait des difficultés financières : d'après Sky News qui dévoile l'information, elle était incapable de vendre les livres Star Wars qu’elle avait produits en nombres importants. 

 

Le groupe Pearson possède 47 % de PRH et Bertelsmann en possède 53 %. Pearson avait envisagé l'idée de vendre des parts de PRH aux enchères, et Bertelsmann y aurait trouvé un intérêt certain. Les deux propriétaires de PRH avaient prévu la possibilité pour Pearson de vendre des parts à tout moment, même si John Fallon, le directeur général de Pearson, a estimé qu’il était peu probable que cela n'arrive avant 2017. L’année dernière, il affirmait ainsi vouloir conserver ses parts au sein de PRH. 

 

PRH n’a donné aucune information à propos de cette possible vente. Un porte-parole l’a fait savoir : « Nous ne commentons ni rumeurs, ni spéculations, tout est donc normal à DK, une maison toujours importante et valorisée par la famille PRH. » 

 

« Les affaires marchent très bien, et il nous faut encore un an pour réaliser toutes les synergies », assurait John Fallon l’an dernier. Pas si bien qu’il ne le disait.