Pearson « ouvre » ses collections via Internet

Clément Solym - 08.09.2011

Edition - Société - pearson - interface - api


Pearson a décidé de permettre à d’autres que ses propres éditeurs d’exploiter leurs riches bases de données, par exemple leur dictionnaire, leur guide de Londres ou leurs archives du Financial Times. 

L’entreprise a mis en place une API, en français une interface de programmation, pour accéder à leurs données. Tout développeur peut appeler dans son propre logiciel les fonctions mises à disposition par Pearson.


Une API sourit moins qu'une standardiste, mais remplit une fonction similaire
 

L’accès aux données n’est pas complètement libre : l'entrée est signée par une clé unique, et au-delà d’un nombre fixé d’accès libres par clé, il faut payer. Pour les petits projets amateurs, l’accès libre suffira. Celui qui veut vendre ses logiciels à grande échelle devra passer à la caisse.

 

Les données restent la propriété de Pearson, et ne peuvent être revendues ou copiées en dehors des applications directement connectées à l’API. Accès libre ne signifie pas données libres. 


Ces limitations, normales pour qui veut rentabiliser sa base de données, ne sont que secondaires par rapport aux possibilités d’exploitation que fournit la mise à disposition d’un moyen de réutiliser dans des logiciels l’ensemble des catalogue des éditeurs de Pearson.

 
Pearson détient Penguin Books, le Financial Times et des éditeurs de manuels scolaires. Leurs catalogues pourront à terme être tous utilisés via une même interface. Nul doute qu’il a été ardu de mettre en forme des contenus hétérogènes pour qu’ils soient réutilisables, d’autant qu’il faut sécuriser les interfaces pour éviter les fuites malvenues.


Mais il s’agit d’une excellente idée pour laisser la possibilité à tous les « éditeurs » tiers de valoriser leur contenu et ainsi de le faire connaître tout en le monétisant.

Voir le site pour les développeurs


(Via FutureBook