Pédophilie : Riester veut couper l'allocation dont bénéficie Gabriel Matzneff

Nicolas Gary - 29.12.2019

Edition - Société - Gabriel Matzneff - allocation aide auteur - CNL aides auteurs


L’affaire Gabriel Matzneff prend des tournures inattendues, y compris économiques. Le ministre de la Culture vient d’informer que l’écrivain, ouvertement accusé de relations avec des mineurs, bénéficiait d’une aide financière indirectement versée par l’État. Une manne dont il serait prochainement privé.


Crédit INA

 
« L’aura littéraire n’est pas une garantie d’impunité. J’apporte mon entier soutien à toutes les victimes qui ont le courage de briser le silence. Je les invite, ainsi que tout témoin de violences commises sur des enfants, à contacter le 119 », indique Franck Riester dans un message posté sur les réseaux. 
 

Le goût des autres...


Une intervention qui fait suite à la déferlante d’articles autour du livre de Vanesa Springora : Le Consentement raconte comment, âgée de 13 ans, elle s’est retrouvée dans les bras d’un écrivain, jamais nommé ouvertement, de 37 ans plus vieux qu’elle. Un souvenir qu'il avait lui-même partagé sur le plateau de Thierry Ardisson en mars 2002.


 

Devenu l’objet de toutes les attentions, et des condamnations les plus dures désormais, Gabriel Matzneff bénéficiait depuis plusieurs années d’une aide apportée par le Centre national du livre. Cet établissement sous tutelle du Ministère de la Culture disposait en effet et jusqu’à intervention de la Cour des comptes, d’allocations spéciales, annuelles et renouvelables. 
 
 

Immunité et impunité


Dans plusieurs de ses écrits, Gabriel Matzneff revendique des relations, sinon des rapports avec des enfants de 12, 11, voire 8 ans — des actes condamnés de 7 années de prison et 100.000 € d’amendes. Mais jamais l’auteur n’a été poursuivi. Et manifestement, l’intelligentsia littéraire – parisienne... – avait établi une sorte d’impunité dont il aura largement profité. Si les crimes sexuels disposent d’un délai de prescription passé de 20 à 30 années, nombre de victimes seraient toutefois dans l’impossibilité de porter plainte. 

Aujourd’hui, on tente de réparer les torts, réclamant ici que le prix Renaudot reçu pour Les moins de seize ans — un essai au titre ô combien explicite — lui soit retiré. Mais le mal est fait : « Ce qui me captive, c’est moins un sexe déterminé que l’extrême jeunesse, celle qui s’étend de la dixième à la seizième année et qui me semble être — bien plus que ce que l’on entend d’ordinaire par cette formule — le véritable troisième sexe. En revanche, je ne m’imagine pas ayant une relation sensuelle avec un garçon qui aurait franchi le cap de sa dix-septième année », peut-on lire dans l'ouvrage.

D'ailleurs, même Bernard Pivot, accusé de complaisance, a cru bon de se défausser :
 


Certainement sera-t-il par la suite demandé que son insigne d’officier des arts et de lettres, remise par Jacques Toubon, alors ministre de la Culture en 1995, soit retirée…
 

Une allocation aux origines oubliées


Quant à l’aide apportée, elle relève d’allocations renouvelables, que l’on retrouve bien dans le rapport d’activité du Centre national du livre, mais globalisées : comme toutes les aides sociales, le nom du, ou de la bénéficiaire n’y figure pas. Cependant, comme nous l’expliquions, le système a été arrêté en 2013, sur demande expresse de la Cour des comptes.

On en retrouve trace dans le règlement des aides : 
 

L’allocation annuelle aux auteurs a pour objet de pallier les difficultés financières chroniques ou de moyen terme liées au grand âge ou à la maladie d’auteurs dont l’œuvre a incontestablement contribué au rayonnement de la littérature d’expression française, ainsi que de soutenir pendant une période limitée les ayants droit d’un auteur décédé. Il s’agit d’aides renouvelables.



Parmi les critères, l’auteur en question doit êtrete âgé de plus de 65 – indication significative pour ce qui est du cas Matzneff – avec des sommes attribuées de 3000 € à 24.000 €

Depuis 2013, plus de nouveaux entrants, mais « ceux qui y sont, y demeurent jusqu’à leur décès », indique un ancien du Centre. Comment l'obtenir ? Plus personne ne se souvient vraiment : les raisons et arguments pouvaient être parfois très obscures — décision prise par le ministère de la Culture ou parfois même du président du CNL. « Tout dépendait », assure-t-on.

À ce jour, une vingtaine d’allocataires jouissent encore de ce soutien — un système dont l’origine reste obscure. « Cela aurait commencé avec un ministre, et a perduré depuis : on alertait la rue de Valois sur le sort d’un auteur, et il intervenait. »

Il s’agissait d’ailleurs de la seule aide du Centre qui ne repose sur aucun projet soumis à approbation, mais sur l’observation de l’œuvre produite et des revenus sociaux. Au plus fort, ils étaient une quarantaine à en avoir profité.

Depuis combien de temps Gabriel Matzneff, aujourd'hui âgé de 83 ans, était-il bénéficiaire de cette aide ? Pour quel montant ? C’est ce que l’administration va définir à présent. L’attribution remonterait, selon nos informations, à une époque antérieure à la présidence de Benoît Yvert, qui fut président du CNL entre 2005 et 2009.


Commentaires
Un nombre effarant de nombrilistes de plateau l'ont soutenu et protégé. Qui s'assemble, se ressemble! Mai 68 a bon dos. Entre autre, Organisé et Subventioné par les USA.Les pseudos leaders, tous des traitres à la patrie. Sur wikipedia, il se dit russe blanc, certainement pas.



https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Matzneff
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