Penguin Random House converge lentement mais sûrement

Julien Helmlinger - 06.07.2013

Edition - Les maisons - Random House - Penguin - Gail Rebuck


Tandis que la fusion des deux maisons en un empire éditorial a été entérinée le 1er juillet, ses dirigeants annoncent une longue phase transitionnelle sans trop de chamboulements imminents. En attendant une mouture plus officielle, la société se trouve représentée par un logo temporaire mettant simultanément en scène la mascotte des banquises et la célèbre maison. Et le nouveau label dominant de l'industrie mondiale du livre, qui pèsera désormais plus d'un quart du marché, vient d'opérer quelques nominations à ses postes clés.

 

 

 

 

La convergence implique déjà quelques remaniements dans les ressources humaines. David Shanks a démissionné de son poste de directeur général de Penguin Media Group. Il devient  conseiller principal du chef de la nouvelle direction, Markus Dohle, et de son équipe. John Makinson, directeur quant à lui de Penguin Group depuis 2002, occupera la fonction de président de Penguin Random House.

 

Au Royaume-Uni, c'est l'une des figures les plus respectées du paysage de l'édition qui se voit propulsée à la tête de la branche britannique de Penguin Random House, en la personne de Gail Rebuck. Après avoir dirigé Random House UK depuis 1991, elle est remplacée par Tom Weldon, le PDG de Penguin UK.

 

Si la fusion a quelque peu inquiété les salariés, les auteurs et autres agents, la direction s'est voulue rassurante. Par envois de courriels, elle leur a assuré qu'ils faisaient désormais tous partie de la première maison d'édition véritablement mondiale. Avec pour mot d'ordre de viser à publier les meilleurs livres, et satisfaire à la fois les auteurs et les lecteurs. Certains spéculent déjà sur un éventuel développement des espaces de stockage et du réseau de livraison, ou encore à de nouvelles manières d'aborder le consommateur, comme une éventuelle offre numérique par abonnements...

 

Selon Markus Dohle, aucun plan de licenciement ou de suppression de label ne se profilerait à l'horizon immédiat de la firme, même si l'on peut s'imaginer que la fusion impliquera néanmoins à terme quelques suppressions de postes doublons et une réduction du nombre de salariés. Par ailleurs, tandis que les maisons ayant fusionné sont tenues dans des locaux divers par leurs baux, une centralisation des locaux ne serait pas envisagée dans la décennie à venir.

 

L'un des premiers objectifs de la nouvelle direction sera d'uniformiser certaines infrastructures, comprenant une mise à plat au niveau des barèmes de rémunération, des avantages pour la santé et autres nouvelles adresses e-mail.