Penguin Random House négocie avec Amazon pour le Royaume-Uni

Nicolas Gary - 25.05.2015

Edition - Economie - contrat négociation - Amazon éditeur - Royaume-Uni livres


Avec 40 % de parts du marché mondial, selon les experts de l'industrie, Penguin Random House est un monstre qui n'a pas fini de grossir. Cette fusion des groupes Pearson et Bertelsmann réunissant leurs pôles éditoriaux a donné lieu à une créature puissante. Surtout quand il s'agit de négocier des contrats avec les revendeurs. 

 

cartons Amazon Penguin Random House

Public.Resource.Org, CC BY SA 2.0 

 

 

Les accords commerciaux entre éditeurs et revendeurs, depuis l'affaire du contrat de mandat, et le procès contre Apple, sur le prix des livres numériques, fait toujours des vagues. Les maisons renégocient avec Amazon, et les autres revendeurs, comme et chaque fois qu'il s'agit de la firme de Jeff Bezos, les discussions sont plus tendues. 

 

Or, pour le Royaume-Uni, l'accord arrive à expiration entre PRH et Amazon, ce mois de mai. Et tout le monde s'amuse à se demander ce qu'il se passerait si un nouvel accord n'était pas trouvé : les ebooks et livres papier de l'éditeur ne seraient plus commercialisés dans la plus grande librairie du monde... l'angoisse.

 

Le porte-parole de la société, Claire Von Schilling, refuse de faire le moindre commentaire sur les négociations, mais certifie que le dialogue sur poursuit avec Amazon. « Nous n'avons aucune intention de cesser de vendre nos titres imprimés ni numériques sur Amazon. Nous souhaitons que nos livres soient accessibles et disponibles partout. »

 

Évidemment, de son côté, le revendeur, qui a fini par trouver une solution avec les quatre autres grands groupes, escompte bien y parvenir avec ce géant. Mais tout sera encore plus excitant, quand le contrat américain arrivera à expiration... (via reCode)

 

Bien entendu, les termes de la négociation sont identiques à ceux qui ont généré des conflits avec les précédents éditeurs. Or, pour l'heure, seuls les échanges avec Hachette Book Group aux États-Unis ont dégénéré. En dépit des cris d'orfraie, aucun autre groupe éditorial n'a subi les foudres d'Amazon. La renégociation fait suite à l'enquête diligentée par la Commission européenne, voilà quatre ans.

 

Notons que les négociations pour la branche américaine n'interviendront que plus tard dans l'année.