Période morose pour Editis, avec des emprunts à rembourser

Clément Solym - 15.01.2009

Edition - Les maisons - période - morose - Editis


Virés. Deux sur dix, virés. Et les membres restants du comité exécutif assumeront désormais les fonctions précédemment occupées par François Irrmann et Marie-Françoise Laget. Mais pour Éditis, ce n'est qu'un prélude à une sorte d'Opéra pour licenciements pas fa si la fredonner, car les maisons d'édition et même la diffusion, Interforum, risquent de trinquer.

Un contexte morose, une baisse globale d'activité, bref, la crise, et des retours de livres aux éditeurs qui coûtent cher, et même plus pour les petits éditeurs.


Et la mauvaise passe, c'est Planeta qui va l'encaisser, après son petit achat à 1 milliard €, qui, comme l'explique Le Monde, s'est opéré en passant par un leveraged buy out, ou LBO, qui « consiste à racheter une entreprise en s'appuyant sur un effet de levier bancaire ». En clair, c'est Éditis qui a une dette, alors que Planeta n'a qu'une mise de départ modeste, et maintenant, il faut rembourser...

Et comme l'édition n'est pas le seul domaine d'activité de Planeta, citons cette compagnie aérienne low-cost, Vueling, qui a piqué du nez, à hauteur de 60 millions € en 2007, la note se traduirait par plus douloureux que la perte des deux membres du comité évoqué ci-dessus...

La vente de Robert Laffont BD à Delcourt est également un signe des temps, et pour Christian Bregou, qui est devenu président, il va falloir mettre en avant le rôle d'entrepreneur de l'éditeur.

Le tout en douceur, du moins l'espère-t-il...