Permis d'enchérir : James Bond, recherché par les collectionneurs

Antoine Oury - 22.10.2013

Edition - Les maisons - James Bond - ventes aux enchères - Ian Fleming


L'agent de Sa Majesté ne connaît plus de limites lorsqu'il s'agit de ventes aux enchères : ainsi, les premières éditions des aventures de James Bond atteignent des sommets vertigineux sous les coups de marteau du commissaire-priseur. De simples paperback, et des exemplaires courants, qui valent désormais des milliers de livres britanniques.

 


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(cogdogblog, CC BY-SA 2.0)

 

 

Rick Gekoski, chroniqueur livre pour The Guardian, n'est pas passé loin d'une vilaine aventure : en 1982, il tente de revendre sa collection de vieux livres signés Ian Fleming. Fan de James Bond, il envisage néanmoins de s'en séparer et propose le tout (14 romans en plutôt bon état) pour 1.385 £. Mauvais vendeur, il « décourage un acheteur, en estimant que le prix est trop élevé ».

 

Bien lui en a pris : 30 ans plus tard, la seule première édition de Casino Royale, premier livre de Fleming et baptême du feu pour Bond, se monnaye pour 50.000 £. Quant à la collection qu'il envisageait de vendre, elle vaut aujourd'hui près de 75.000 £... Aucune thèse tangible n'explique vraiment pourquoi les romans de Fleming attirent à ce point les collectionneurs, si ce n'est la renommée donnée au personnage par le cinéma.

 

N'oublions pas non plus que l'industrie cinématographique a généré des dizaines de milliers de produits dérivés de la franchise, de la photographie au véhicule utilisé sur le tournage... Récemment, le cofondateur de PayPal Elon Musk et le PDG de Tesla Motors se sont ainsi offert le véhicule amphibie de L'Espion qui m'aimait...