Perte de lycéens donc suppression de postes : l'arithmétique selon Darcos

Clément Solym - 18.01.2009

Edition - Société - Darcos - réforme - postes


Finalement, ce recul destiné à préparer au mieux le grand saut que Xavier Darcos a confectionné pour le lycée était une bonne idée, s'est réjoui le ministre. Renvoyée à 2010, sa réforme inquiète moins d'autant que « la situation s'est stabilisée, que le dialogue reprend, qu'un calme relatif commence à s'installer ». Du beau, du bon, Dubonnet, donc.

C'est dans le grand rendez-vous Europe 1 - Le Parisien/Aujourd'hui en France que le ministre a même laissé éclater son enthousiasme. « Nous avons rouvert le dialogue et nous avons pris du temps pour que la réforme devienne plus consensuelle. Il n'y a pas de raisons objectives aujourd'hui de protester conte une décision qui va se prendre collectivement. » Voilà donc pour les lycéens aux velléités encore fortes.

Et laissant traîner ses oreilles le ministre entendrait même çà et là que l'on ne refusait plus sa réforme, et qu'au contraire, on la souhaiterait. Attention, M. Darcos, Jeanne d'Arc a tout de même fini brûlée, à force d'entendre des voix. De toute manière, « la réforme du lycée n'est pas enterrée. Nous voulions la réforme et le dialogue. Nous l'avons ».

Et de confirmer fermement les suppressions des 13.500 postes pour 2009 : « Il n'y a pas trop de professeurs en France, mais, en tous les cas, il y en a bien suffisamment par rapport au nombre d'élèves. » Ce qu'il faut, c'est une organisation plus efficace, étant donné que l'on compterait un adulte pour 10 enfants. Et cela ne changera pas le taux d'encadrement de la rentrée, répète-t-il, les élèves n'y verront que du feu. Les chefs d'établissement peut-être moins.

De fait, le calcul serait simple : « Nous perdons encore 50.000 élèves dans le second degré et, donc, la démographie nous permet de conserver un taux d'encadrement constant ».