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Petite et moyenne édition italienne : derrière le dynamisme, la réalité des ventes

Nicolas Gary - 10.12.2019

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Que les livres trouvent difficilement leur place en librairie n’étonne plus personne. Ce fameux taux de rotation, par lequel une nouveauté chasse l’autre, s’est exacerbé sur l’année 2018. Et pour l’édition italienne, le constat est mortifère : 61,7 % des ventes sont des nouveautés. Seules les petites et moyennes maisons semblent s’en sortir.

Livres et lecture Italie
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

Avec 45,9 % de parts de marché, les petits et moyens éditeurs du Bel paese sont en très forte progression. Ils augmentent de près de deux fois plus que la moyenne nationale, indique l’étude Nielson réalisée pour l’Associazione italiana editori. 

Notons qu’économiquement, c’est aussi le secteur qui affiche la plus forte hausse de prix à l’unité : les livres sont 2,04 € en moyenne plus chers qu’en 2017, soit 24,08 € pour un grand format, contre 26 centimes € pour les groupes — 19,49 €.

Côté petits éditeurs, le chiffre d’affaires a cependant augmenté de 6 % au cours de l’année 2019 — pour un pays qui enregistrait en novembre dernier un fort recul de la confiance des consommateurs. Avec 482,7 millions € de revenus, petite et moyenne édition sont dans le vert, bien entendu du fait d’un prix de vente unitaire plus élevé.

Ce secteur éditorial facture 22 % de plus que les grands groupes, mais assiste à une montée de 4,4 % du nombre d’exemplaires vendus. Pour autant, certaines données échapperaient au radar, si l’on n’y prenait pas garde : ainsi, seuls 4 titres chez les petits et moyens ont dépassé les 100.000 exemplaires. A contrario, 85,7 % des livres ne dépassent pas 100 ventes : le lectorat serait plus large, mais à la recherche de textes de niche.
 
Plus globalement, les opportunités éditoriales se retrouvent toutefois dans le domaine de la non-fiction, avec 19,6 % du marché, soit 8,1 % de mieux qu’en 2018, relève l’étude. La fiction étrangère reste forte avec 18,4 % des ventes, en recul cependant de 2 %. Enfin, la fiction italienne, tirée par Andrea Camilleri ou Elena Ferrante, se maintient à 14,2 %.
 

Améliorer les échanges entre profesionnels


Pour les indépendants, dont la présence sur le marché affiche une réelle dynamique, il importe de trouver de nouveaux axes de développements. A l’occasion de Più Libri Più Liberi, la manifestation romaine, une sorte de charte de bonne conduite a été diffusée, à l’initiative des petits et moyens éditeurs de l’AIE.

Parmi les pistes de travail, des aspects techniques évidents — améliorer le traitement des métadonnées pour favoriser la découvrabilité et la vente en ligne. Et faire en sorte que les descriptions d’ouvrages soient plus efficientes pour le public. 

De même, l’analyse de données émanant de la distribution nécessite des collaborations plus étroites avec les sociétés. La communication des informations devient cruciale pour disposer d’un panorama plus complet de son marché et des comportements d’achat. 

Autre point, les invendus : réduire les stocks de livres produits et finalement détruits devient un enjeu économique majeur, tout en s’intégrant à des logiques environnementales désormais au cœur des préoccupations. 

L’ensemble des réflexions est proposé dans le document à consulter/télécharger ci-dessous (en italien, évidemment) : 




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