Philip K. Dick n'en finit pas de faire halluciner Hollywood

Julien Helmlinger - 18.12.2014

Edition - International - Philip K. Dick - Anniversaire - Auteur américain


Ce mardi, l'écrivain Philip K Dick aurait pu célébrer son 86e anniversaire, s'il n'était pas décédé d'un accident vasculaire cérébral en 1982. Bien que son œuvre fut prolifique, et est désormais incontournable pour les amateurs de science-fiction, elle restait méconnue jusqu'à la sortie en 1982 du film Blade Runner de Ridley Scott, inspiré du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? Depuis ce succès, son imagination a envahi Hollywood.

 

PHILIP K. DICK 2011

CC by 2.0 par Christopher Dombres 

 

 

 A Scanner Darkly, Total Recall, Minority Report, L'Agence... des dizaines de films se sont depuis inspirés des romans d'anticipation de Philip K Dick. Si bien que depuis 2007 l'écrivain serait devenu le premier, et l'unique, auteur de science-fiction republié au sein de la collection de classiques de Library of America.

 

Prolifique, l'écrivain qui travaillait essentiellement la nuit, publia notamment 5 romans à lui tout seul au cours de l'année 1964. Ses besoins financiers, son imagination débordante, les amphétamines font partie des facteurs parfois invoqués pour expliquer ce rythme d'écriture effréné.

 

Au cours des années 1970, il vécut la période considérée comme la plus sombre de son existence. Abandonné par sa femme, il ouvrit sa porte à des marginaux, ne lésinait pas sur les drogues et finit par traverser des épisodes délirants. On évoque parfois la paranoïa ou la schizophrénie à son sujet.

 

Le genre d'ambiance domestique que l'on retrouve dans Substance Mort, le roman qui a inspiré A Scanner Darkly. Au cours des mois de mars et avril 1974, des hallucinations lui ont fait découvrir ce qu'il ressentait comme une réalité fondamentale cachée derrière les illusions du quotidien. Il en tirerait sa Trilogie divine

 

Certains thèmes reviennent souvent en ses écrits, comme notamment ceux de la perception humaine, la nature, la réalité, ou encore les androïdes... dans un univers littéraire où ce que l'on tient pour réel n'est parfois qu'une hallucination collective.

 

(via LA Times)