Philippe Djian : ''Entrez dans les librairies et prenez les livres.''

Clément Solym - 01.04.2009

Edition - Société - Philippe - Djian - impardonnables


Lors de son apparition en couleur dans l'émission du Fou du roi, l'auteur Philippe Djian, qui présentait son nouveau livre, Impardonnables, s'est exprimé sur son travail d'auteur et les conditions de l'écriture. « J'écris les livres que j'ai envie de lire [...] 350 pages, à un moment, j'en ai marre, il faut que je passe à autre chose », lance-t-il. Solitude de l'auteur, qui n'a personne pour lui taper sur l'épaule en fin de journée pour le féliciter de son travail, un véritable sacerdoce...

On saluera une fois de plus l'intervention somptueuse de Vincent Roca, malgré une bafouille de rien du tout, qui s'est lancé dans un dithyrambe de l'auteur encore une fois enchanteur. « J'ai pas fait écrivain comme métier, j'ai fait artisan tourneur-phraseur. » Il est des poulets froids que l'on ne remercie pas assez d'être dans le frigo...

Mais le lauréat du prix Jean Freustié en a aussi profité pour lancer un appel singulier, en ces temps de disettes.

Ayant vu une émission à la télé montrant des gens qui se servent dans les supermarchés, l'auteur estime « qu'il faut faire ça dans les librairies maintenant ». Et d'appeler les gens à entrer dans les librairies et distribuer des livres, « pour en finir avec les problèmes étudiants pas étudiants, argent pas argenté ». Mieux encore, « que les gens entrent dans les librairies et qu'ils prennent les choses ». Les voler le reprend-on ? « Je n'ai pas prononcé ce mot-là. »

Alors quoi ? Prendre les livres, mais pas les voler ? « Voilà 20 ans, je disais quand je ne me sens pas bien je vais pas voir un médecin, je vais voir un libraire. » La phrase avait séduit à l'époque... « Aujourd'hui, je rajoute, rentrez dans les librairies et prenez les livres. C'est la même idée. »

On ne sait pas si Philippe aura trouvé la sortie dérobée pour échapper aux libraires...