Pierre Durand assigne les éditions du Moment en justice

Xavier S. Thomann - 23.04.2013

Edition - Justice - Editions du Moment - Pierre Durand - Jappeloup


C'est une histoire un peu surprenante qui arrive au triple galop. Le cavalier Pierre Durand vient d'assigner en justice, au trot, les éditions du Moment. Il estime que la maison n'a pas le droit d'utiliser le nom de Jappeloup pour le titre d'un ouvrage de Françoise Terrier-Thault. 

 

 

 

 

Il n'est pas rare qu'une maison d'édition se retrouve au tribunal pour des histoires de diffamation ou bien de plagiat. En revanche, c'est peut-être la première fois que quelqu'un porte plainte parce que le titre d'un ouvrage reprend le nom d'une marque déposée, surtout quand il s'agit du nom d'un cheval. 

 

L'AFP a relayé les propos d'Yves Deray, le directeur de la maison du Moment : « M. Durand a déposé une marque Jappeloup by Pierre Durand et estime qu'en tant que propriétaire de la marque on ne peut lus exploiter le nom du cheval ». 

 

En effet, vous ne le saviez peut-être pas, mais Jappeloup est une marque déposée. On ne peut donc pas en théorie l'utiliser n'importe comment. Sauf que dans le cas présent, il est seulement question de livre-témoignage de Françoise Terrier-Thuault, la première cavalière du célèbre cheval, qui a intitulé son livre Les Jeunes Années de Jappeloup par sa première cavalière

 

Dans l'ouvrage, elle raconte les premières années du cheval, avant qu'il ne connaisse la gloire avec son cavalier. 

 

Originellement, nous explique l'éditeur, Pierre Durand avait réclamé 5000 € de royalties pour la publication du livre, chose que la maison avait refusée. « C'était absurde. On nous interdisait de parler du cheval, sans verser des droits d'auteurs. Mai après tout, François Terrier-Thuault fut la première cavalière de ce cheval. C'est elle qui l'a découvert ! »

 

Et de se demander comment il est possible de formuler une pareille demande. « Nous aurions parlé de la marque, évidemment, nous aurions pris les précautions nécessaires. Mais là, il faudrait appeler le cheval Tartempion, parce qu'une marque dérivée a été déposée ? »

 

Pourtant, Pierre Durand demande réparation, « pour atteinte à la propriété et à la notoriété. » L'avocat de la maison d'édition, Maître Olivier Pardo, contacté par ActuaLitté, estime qu'il s'agit de la part du médaillé olympique d'une manoeuvre « mercantile » et « commerciale », rappelant que c'est la première fois qu'il est confronté à pareille revendication. 

 

Car M. Durand demande une compensation financière pour l'utilisation du nom Jappeloup. L'affaire est maintenant entre les mains du tribunal de Grande instance de Paris.