Pierre Perret contre le Nouvel Obs : le chanteur absout

Clément Solym - 13.05.2011

Edition - Justice - pierre - perret - nouvel


C'est fini pour l'affaire Pierre Perret contre le Nouvelo Obs. L'hebdomadaire n'aura pas obtenu gain de cause dans cette histoire. La 17e chambre correctionnelle a tranché et décidé que le Nouvel Obs s'était trompé, en affirmant que Pierre Perret n'avait jamais rencontre Paul Léautaud.

Le chanteur avait demandé 215.000 € de dommages-intérêts dans cette histoire, assurant qu'il s'agissait là d'une « entreprise de démolition » contre lui.

Dans un communiqué, le Nouvel Observateur prend acte de la décision du tribunal, se félicitant de ce que ce dernier « ait jugé parfaitement légitime la publication d’un article sur ce sujet et qu’il ait reconnu qu’il n’existait aucune animosité personnelle de sa journaliste vis-à-vis de M. Perret ».

Cependant, le journal déplore « que le Tribunal ait cru devoir lui faire grief de ne pas avoir recueilli la position de Pierre Perret alors que la journaliste avait cherché à le contacter et qu’il a refusé de la rencontrer ». Et de rappeler que les éléments de l'article provenaient de déclarations écrites de l'artiste.

Cependant, petite victoire pour le journal : des 215.000 € demandés, on est passé à 18.001 €, pour les dommages-intérêts. Une somme tout de même plus raisonnable.

Raisonnable, surtout dans la mesure où des artistes comme Guy Béart ou le cinéaste Pascal Thomas étaient intervenus pour contester les déclarations mêmes de Pierre Perret.

Le Nouvel Observateur assurait dans son papier que Perret avait prétexté cette rencontre pour « briller aux yeux de Brassens ». Une déclaration contestée par le chanteur, qui affirmait pour sa part : « Je n'ai jamais prétendu être ami avec Paul Léautaud. Si vous trouvez une seule phrase prétendant que j'étais ami avec, ça m'intéresse ! J'ai simplement dit que je l'ai rencontré. Sophie Delassein a dénié tout cela, en affirmant mordicus, que je ne l'avais jamais connu, que j'étais un menteur invétéré, etc, etc. En plus de cela, et par corollaire, je devenais un plagiaire, un pilleur de chansons, notamment de Brassens : pour le coup elle m'a fait tout un packaging intéressant ! Expliquez-moi quel intérêt j'aurais eu à évoquer tout cela, si ce n'était pas vrai, d'autant que personne ne connaît Léautaud. »