Pilule empoisonnée : Du rififi chez les actionnaires de Barnes & Noble

Clément Solym - 07.05.2010

Edition - Justice - actionnaires - librairie - pilule


Si ça continue, faudra qu'ça cesse, vient de clamer Ron Burkle, qui s'en prend à la famille Riggio, qui dirige les boutiques Barnes & Noble à travers le territoire. Et la situation ne se décoincera que devant les tribunaux semble-t-il.

Les enjeux sont assez simples : un micmac administratif qui dure depuis novembre et quelques arrangements dans les statuts de la boîte qui font qu'aujourd'hui, Ron se retrouve un peu dilué - et en tant que porteur de parts dans la société, c'est assez embêtant, les dividendes de fin d'année seront d'autant moins importants.


Pour faire un poil d'économie, voilà ce qui se passe plus en détail : Leonard Riggio monte Barnes & Noble en 1965. Il n'a alors qu'un seul magasin. Les autres actionnaires disposent de 31 % de la société et sont autorisés à émettre des actions pour diluer la participation d'autres investisseurs, afin de contrecarrer une éventuelle OPA. On parle alors de pilule empoisonnée.

Et donc empêcher que la société ne soit vendue.

En l'occurrence, cette mesure de précaution intervient dès lors que l'un des actionnaires dispose de plus de 20 % de parts. Et Ron en a précisément 19,62 %. Et il aimerait bien dépasser le stade des 20 %. Et surtout faire tomber la main-mise que la famille Riggio a sur cette fameuse pilule.

Selon Barnes & Noble, la plainte déposée par Ron est absolument sans aucun fondement et on compte bien se défendre contre ces allégations.